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CSG des retraités : le gouvernement fait un geste
information fournie par Le Particulier07/11/2018 à 17:29

oneinchpunch/Shutterstock / oneinchpunch

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L’an passé, la hausse de 1,7 point de Contribution Sociale Généralisée (CSG) a amputé les pensions de 7,5 millions de retraités et provoqué leur grogne. En juin, le gouvernement a annoncé une mesure de rectification pour 100.000 d’entre eux, sans plus de détails. Finalement, 300.000 retraités devraient être concernés.

Hausse de la CSG: l’effet de seuil va être partiellement corrigé

Le Premier ministre a annoncé que 300.000 retraités touchés par la hausse de la CSG vont en être finalement exemptés «dans les années qui viennent». Cet ajustement a été inscrit au projet de Loi de Finances pour 2019.

A savoir

Seuls les retraités dont le Revenu Fiscal de Référence est supérieur au seuil de 14.404 € par an (pour une personne seule) et 22.096 € (pour un couple) paient la CSG à taux plein depuis le 1er janvier 2018, soit un taux de 8,3 %. Ils représentant environ 60 % de l’ensemble des retraités. Les autres sont totalement exonérés de CSG ou soumis au taux réduit de 3,8 %.

«Il faudra être passé pendant deux ans en continu au-dessus du seuil arrêté l'année passée pour être frappé par cette augmentation de la CSG», a expliqué le Premier ministre.

Dans les faits, seuls les retraités dont le Revenu Fiscal de Référence est proche des seuils au-delà desquels la CSG passe au taux plein sont concernés. Ceux qui la franchiraient deux ans de suite se verraient donc soumis à la hausse de la CSG.

Dès lors, en janvier 2019, personne ne franchira le seuil du taux plein chez les retraités, explique-t-on à Matignon. Et ce sont, d’après les calculs du gouvernement, 300.000 personnes qui verront leur taux de CSG baisser à 6,6 % l’an prochain. Cette situation durera au moins jusqu’en 2020, le temps que l'administration dispose de deux années de recul sur leurs revenus.

Le quasi gel des pensions fait également débat

Cet aménagement, évalué à 350 millions €, va-t-il convaincre les retraités? Rien de moins sûr tant cette mesure paraît technique et à faible portée. Et ce d’autant que la hausse de la CSG va de pair avec le quasi gel des pensions.

En 2019, et après une année de stagnation, les retraites de base vont être augmentées de +0,3 %. Idem pour 2020. Désormais, cette revalorisation n’est plus liée à l’inflation, attendue par la Banque de France à +1,7 % en 2019 et +1,8 % en 2020. Dans le même temps, les retraites complémentaires Agirc-Arrco perçues par les retraités du privé vont croître de +0,6 % au 1er janvier 2019. Là encore, à un niveau inférieur à la hausse des prix (+1,6 % attendu en 2018).

Par delà la hausse de la CSG, la colère de certains retraités a peu de chance de retomber compte tenu de la perte de pouvoir d’achat à laquelle ils vont être confrontés dans les années à venir.

Face au mécontentement des retraités, le budget pour 2019 prévoit une mesure d’ajustement. Finalement, environ 300.000 retraités devraient bénéficier d’une baisse du taux de CSG de 8,3 % à 6,6 %. Dans le même temps, les très faibles revalorisations des retraites vont réduire leur pouvoir d’achat.

6 commentaires

  • 07 novembre18:13

    Mais ces politiques ont bien été élus par quelqu'un ?


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