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Crédit immobilier : les taux d'intérêt vont-ils repartir à la hausse ?
information fournie par Moneyvox17/09/2021 à 15:13

Les prêts immobiliers sont plus bas que jamais. L'accalmie avant la hausse ? ( Crédits : © Olivier Le Moal - stock.adobe.com)

Les prêts immobiliers sont plus bas que jamais. L'accalmie avant la hausse ? ( Crédits : © Olivier Le Moal - stock.adobe.com)

Emprunter à moins de 1 % est désormais monnaie courante… mais pour combien de temps ? Certaines mesures font craindre un revirement de situation dans les mois à venir.

Par MoneyVox,

À l'occasion de la rentrée, certaines banques ont décidé de baisser les barèmes de leurs prêts immobiliers. À la clé ? De meilleurs taux d'intérêt immo pour tout ou partie de leurs clients, plusieurs établissements réservant ces conditions préférentielles aux meilleurs profils. Cependant, certains professionnels du secteur s'inquiètent de la mise en application de mesures qui pourraient entraîner une augmentation des taux immobiliers au cours des prochains mois. Le point sur la situation.

Quels sont les taux d'intérêt immobiliers actuels ?

Partant à la conquête de nouveaux clients, plusieurs banques ont décidé de baisser les taux d'intérêt de leurs crédits immobiliers. Alors que les taux d'intérêt étaient déjà bas, à combien les futurs propriétaires peuvent s'attendre à emprunter ? Les experts de Meilleurtaux affichent une moyenne de 0,97 % hors assurance sur 20 ans en septembre, soit une baisse de 0,07 point par rapport au mois d'août. Voici, dans le détail, les fourchettes de taux relevées par plusieurs professionnels du milieu financier, Meilleurtaux, Vousfinancer, Le-Partenaire et Empruntis :

• De 0,79 à 0,95 % sur 15 ans ;

• De 0,94 à 1,10 % sur 20 ans ;

• De 1,10 à 1,35 % sur 25 ans.

La baisse des taux d'intérêt immobiliers porte sur toutes les durées de financement et présente une multitude d'avantages pour les emprunteurs : ils peuvent réduire leur mensualité de crédit immobilier, le coût global du financement et leur taux d'endettement, voire emprunter davantage grâce à ces économies.

Une situation à nuancer selon les banques et les profils…

La baisse globale des taux d'intérêt est liée à la décision de plusieurs établissements. Cette situation n'est donc pas généralisée, et concerne uniquement certaines banques à la politique plus agressive. Vousfinancer explique ainsi : "Quelques banques ont à nouveau baissé leur taux de crédit immobilier, jusqu'à 0,20 %". Un phénomène également confirmé par Empruntis, qui parle de "baisses de taux de crédit immobilier pouvant aller jusqu'à -0,25 point selon les profils et les durées".

La nuance apportée par Empruntis est importante. Si quelques établissements financiers ont choisi de baisser leurs conditions pour tous leurs clients, d'autres conditionnent l'obtention des meilleurs taux à certains critères. Toujours selon Vousfinancer, "Certaines banques proposent ainsi des taux à 0,70% sur 20 ans, avant négociations". De très belles opportunités pour tous les Français qui ont la chance de satisfaire aux exigences de ces banques, à savoir un niveau de revenus important, un apport d'au moins 20 % du projet immobilier global et une épargne résiduelle après l'opération suffisante.

… et selon les évolutions réglementaires à venir

Le HCSF, le Haut Conseil de Stabilité Financière, édicte des recommandations que les banques doivent satisfaire. Concernant le crédit immobilier, deux standards sont à respecter : un taux d'endettement maximal de 35 % avec assurance, et une durée limite de financement de 25 ans. Il existe une tolérance, puisque 20 % des dossiers peuvent être hors des clous. Cette recommandation sera transformée en obligation à compter du 1er janvier 2022 et les banques vont alors s'exposer à des sanctions en cas de non-respect de ces obligations. Une modification qui pourrait avoir des conséquences, en particulier pour les foyers les plus modestes qui pourraient voir l'accès au crédit immobilier devenir plus difficile. C'est aussi le cas pour les primo-accédants, puisque 58 % d'entre eux empruntent déjà sur plus de 20 ans selon l'Observatoire Crédit Logement-CSA. Une hausse simultanée des taux d'intérêt sur les financements immobiliers serait alors d'autant plus préjudiciable, puisqu'elle augmenterait le montant des mensualités de remboursement, et donc le taux d'endettement des emprunteurs.

3 commentaires

  • 18 septembre19:00

    moinesol: tant q le tau directeur de la bce ne monte pas aucune inquiétude


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