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Carburants : à la hausse, les prix à la pompe devraient rester élevés cet été
information fournie par Le Figaro11/06/2021 à 14:06

(Crédits photo : Pexels - Johannes Rapprich )

(Crédits photo : Pexels - Johannes Rapprich )

Actuellement, le litre de gazole est facturé environ 1,4 euro TTC et celui de sans-plomb 1,5 euro.

Les vacanciers qui prendront la route cet été doivent s'attendre à une facture en carburants relativement élevée. Comparé à l'été dernier, le litre de gazole ou d'essence est environ 20 centimes plus cher. Après une chute historique et vertigineuse au printemps 2020, au début de la crise du Covid-19, les prix à la pompe augmentent lentement mais sûrement depuis quelques mois. S'ils n'ont pas encore atteint leur niveau d'avant la crise du Covid-19, ils s'en approchent.

Le 4 juin, selon les dernières données disponibles publiées par le ministère de la Transition écologique, le litre de gazole était vendu 1,4 euro TTC ; celui de sans-plomb autour de 1,5 euro. L'an dernier à la même époque, le litre de gazole était autour de 1,2 euro et le sans-plomb autour de 1,3 euro. Un an plus tôt, en juin 2019, le litre de gazole était supérieur à 1,4 euro et celui de sans-plomb, supérieur à 1,5 euro.

Comment expliquer cette hausse ? L'évolution des prix des carburants à la pompe est directement liée à l'évolution du prix du pétrole sur le marché mondial. Boostés par la reprise économique mondiale, les cours du pétrole remontent. Cette semaine, le Brent et le WTI ont atteint en cours de séance 72,93 dollars et 70,65 dollars, une première depuis respectivement mai 2019 et octobre 2018.

«La reprise de la demande pétrolière devrait retrouver le niveau de 2019 au second semestre après un recul important en 2020 sous l'effet Covid» prédit Guy Maisonnier, de l'IFP Énergies nouvelles (ex-Institut français du pétrole). De son côté, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) prédit que la demande mondiale de pétrole devrait dépasser les niveaux d'avant la crise d'ici la fin de 2022. «La demande de pétrole mondiale va continuer de se reprendre» et «d'ici la fin de 2022, la demande devrait surpasser les niveaux d'avant-Covid», écrit-elle dans un rapport contenant ses premières prévisions détaillées pour l'an prochain.

En fonction du dollar, incertitudes autour de l'Iran

Cette hausse des prix à la pompe va-t-elle se poursuivre ? «Ces prix devraient rester ainsi dans les deux ou trois mois à venir. Ils ne devraient plus tellement augmenter. Ils sont actuellement hauts.
Vers l'automne, on assistera peut-être à une petite baisse avec le dollar qui pourrait baisser», anticipe Philippe Chalmin, spécialiste des matières premières, professeur à Paris Dauphine et éditeur du rapport de référence Cyclope.

À cela, il faut ajouter la gestion de l'offre par l'OPEP+, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés. Ces pays, qui avaient volontairement restreint leur production pour soutenir les cours pendant la crise, commencent à ouvrir le robinet pour accompagner la hausse de la demande. «Les prix actuels sont au niveau de l'équilibre que souhaitent les producteurs», souligne Philippe Chalmin.

La tendance pourrait aussi s'inverser. Les prix de l'or noir pourraient en effet évoluer en fonction de la levée des sanctions économiques imposées par les États-Unis à l'Iran, dont l'embargo sur le pétrole en vigueur depuis 2018. Cela pourrait conduire au retour sur le marché d'un volume important d'or noir. Ce qui ferait mécaniquement baisser les cours mondiaux du pétrole, avec un éventuel impact sur les prix à la pompe.

2 commentaires

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  • paspil
    12 juin22:18

    marre des cartels et des ententes ...


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