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Avec l'épargne accumulée des Français, les prix de l'immobilier vont-ils augmenter ?
Le Figaro19/04/2021 à 15:44

(Crédits photo : Rawpixel -  )

(Crédits photo : Rawpixel - )

LA VÉRIFICATION - Ils sont nombreux à souhaiter investir leur surplus d'épargne lié au Covid dans l'immobilier. De quoi faire grimper les prix ?

LA QUESTION. À mesure que la crise sanitaire avance, l'épargne accumulée par les Français grossit. En 2020, les ménages ont accumulé pas moins de 110 milliards d'euros de surplus d'épargne. Et, à en croire la Banque de France, il faudra ajouter quelque 55 milliards d'euros en 2021. Au total, il est donc question de 165 milliards d'euros, ce qui représente 7% du PIB de la France. Une manne que certains sont prêts à investir dans l'immobilier qui, malgré la crise, a fait mieux que résister en 2020 : plus d'un million de biens ont été vendus en France, soit la deuxième meilleure performance historique. De quoi faire grimper les prix qui ont tendance à stagner voire à baisser dans les grandes métropoles, notamment Paris ?

VÉRIFIONS. Une centaine de milliards d'euros. C'est environ ce que les Français économisent par an. Leur épargne s'échelonne entre 90 et 130 milliards d'euros, selon la Banque de France. En raison du Covid-19, les ménages ont donc épargné 110 milliards d'euros supplémentaires en 2020. Une manne qu'ils ont la possibilité soit de consommer en dépenses quotidiennes (restaurants, voyages, voitures...), soit d'investir en placements financiers. «Avec l'accumulation des crises ces 20/25 dernières années, les Français ont pris l'habitude d'épargner un peu plus que d'ordinaire, souligne Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne. Mais les flux vont diminuer». En 2021, le surplus d'épargne ne devrait s'élever «qu'»à 55 milliards d'euros (soit 165 milliards d'euros au total). Résultat : d'environ 21% en 2020, le taux d'épargne devrait revenir à 16/17% l'an prochain.

Mais que faire du stock d'épargne que les Français ont accumulé ? Deux possibilités s'offrent à eux : soit les garder sur leur Livret A ou leur dépôt à vue, soit l'investir en assurance vie qui semble regagner des marges, en actions qui ont grimpé de 40% depuis un an ou en immobilier qui reste vigoureux, malgré la crise. Les ménages, qui ont épargné que plus d'ordinaire (25% des épargnants interrogés ), citent l'immobilier en premier, selon un récent sondage publié par l'Ifop. Pour l'heure, il ne s'agit toutefois que d'intentions qui méritent confirmation. Et ce, d'autant plus que le marché fait face à un certain attentisme des vendeurs et des acheteurs. «Dans l'ancien comme dans le neuf, l'offre est très insuffisante», souligne Yann Jéhanno, président du réseau immobilier Laforêt. Si ces intentions se transformaient en acte, reste à savoir si les volumes investis seront massifs ou pas. Le directeur du Cercle de l'épargne s'attend à ce qu'une trentaine de milliards d'euros se déversent sur le marché immobilier. Soit à peine 20% des 165 milliards d'euros de surplus. «L'immobilier est inscrit dans l'ADN des Français mais le marché est moins lisible que ces dernières années», analyse Philippe Crevel.

Si elle se confirme, cette manne couplée à une offre quasi inexistante, ne manquera pas de pousser les prix de l'immobilier à la hausse. «Un risque de pression haussière est à anticiper si ces épargnants s'intéressent à l'immobilier, anticipe Yann Jéhanno. Surtout sur les petites surfaces car c'est le marché où la concurrence est la plus forte avec des primo-accédants et des investisseurs». Des investisseurs qui, la plupart du temps, ont un pouvoir d'achat élevé. Confirmation en chiffres : les Français, qui ont accumulé de l'épargne depuis un an, sont des cadres supérieurs, aisés (au moins 3000 euros nets par mois), habitant la région parisienne et plutôt jeunes (33% des 25-34 ans possèdent un surplus d'épargne), selon l'Ifop.

On peut donc supposer qu'ils possèdent déjà une résidence principale et cherchent à faire de l'investissement locatif, placement le plus intéressant pour 61% des Français, selon un autre sondage publié par l'Ifop, devant l'assurance-vie (48%) et les actions (37%). «S'ils ont un profil patrimonial, ils vont viser les marchés des grandes métropoles, plus chers mais plus fluides. S'ils veulent une rentabilité élevée, ils vont cibler plutôt les villes moyennes ou les banlieues», explique Yann Jéhanno. À charge pour ces derniers de s'assurer que la demande locative est forte. Car qui dit rentabilité forte peut dire taux de logements vacants élevé. Des villes moyennes et des banlieues qui ont tiré le marché vers le haut en 2020 et continuent de le faire en ce début d'année.

Mais ce n'est pas tout. Un autre concept, parmi les ménages aisés, se développe avec le Covid-19 : la résidence semi-principale. De plus en plus de jeunes couples - confirmée par la forte proportion de 25-34 ans dans le sondage de l'Ifop -, vendent leur appartement familial parisien pour le remplacer par un pied-à-terre et acquièrent une résidence secondaire dans une ville moyenne qui, de facto, devient leur résidence principale grâce à sa plus grande surface.

Les propriétés sont plus grandes, disposent d'un jardin et souvent d'une pièce pour télétravailler. «Nous constatons également que de plus en plus de jeunes, notamment à Paris, deviennent locataires de leur résidence principale malgré leur bon profil et font de l'investissement locatif dans des banlieues «bourgeoises» pour se constituer un complément de revenus», ajoute Yann Jéhanno. De quoi doper les prix dans ces villes longtemps délaissées et qui ont désormais le vent en poupe avec le Covid-19 et le projet du Grand Paris.

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