Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Votre compte a été clôturé.

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Pour des raisons de sécurité et pour continuer à accéder à votre espace membre, nous vous remercions de bien vouloir valider votre compte membre en cliquant sur le lien suivant : Je valide mon compte membre
Vous allez recevoir un email à l'adresse indiquée lorsque vous aviez créé votre compte.
Cliquez ensuite sur le lien présent dans le mail. Vous pourrez alors de nouveau accéder à votre compte membre.
Si vous n'avez pas reçu cet email, contactez-nous

Un email de confirmation vient de vous être adressé.

  • 8 caractères minimum

  • 1 majuscule

  • 1 minuscule

  • 1 chiffre

  • 1 caractère spécial

  • Différent de votre pseudo

  • Les deux mots de passe sont identiques

Mot de passe oublié ?

Bénéficiez gratuitement de fonctionnalités et de services additionnels. Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

À Montmartre, cette colocation accueille des lesbiennes en exil
Le Figaro15/01/2021 à 06:00

(Crédits photo : Unsplash - Paris Photographer | Février Photography )

(Crédits photo : Unsplash - Paris Photographer | Février Photography )

La Mairie met à disposition un appartement de 125 m² pour une association logeant des exilés LGBT. Seize autres pourraient suivre.

«Vous avez vu la vue?»: tout sourire dans son sweat blanc à capuche, Fatou montre à travers la fenêtre le Sacré-Coeur illuminé dans la nuit, visible depuis l'«Escale», une colocation pour lesbiennes exilées en errance. «Ce lieu c'est un rêve pour moi», poursuit la jeune Malienne de 22 ans, entre les murs blancs de sa chambre, vierge encore de toute décoration et située au dernier étage du triplex qu'elle partage avec quatre autres jeunes femmes depuis quelques semaines.

Situé Butte Montmartre dans le 18e arrondissement de Paris, ce logement de 125m² a été mis à disposition de l'association Basiliade par la mairie, via son bailleur social Elogie-Siemp, pour y accueillir des femmes qui ont pour point commun d'avoir dû fuir leur pays en raison de leur orientation sexuelle. «Dans mon quartier au Mali, c'était dangereux pour moi, tout le monde me parlait mal, me montrait en disant: «c'est une lesbienne», raconte Fatou, le visage fermé.

Accompagnement social et médical

En arrivant en France, «j'ai beaucoup souffert», confie-t-elle sobrement. «J'ai dormi dans la rue, j'ai fait la manche, là je n'arrive pas encore à réaliser que j'ai enfin un chez moi». Pour sa colocataire, Dylia, Algérienne de 25 ans, «le fait d'avoir un toit sur la tête» et d'être «entourée et accompagnée par des personnes qui nous comprennent», c'est «rassurant». «On se sent en sécurité», ajoute cette étudiante en psychologie arrivée en France en septembre 2018. «On se sent comme une famille, on a le même but celui de s'en sortir, de s'assumer pleinement, d'être épanouies et d'être heureuses.»

Au-delà du logement, les cinq jeunes femmes, âgées de 19 à 28 ans, bénéficient d'un accompagnement social, médical, psychologique par l'association Basiliade, à l'origine de cette initiative et d'un premier site pilote pour exilés homosexuels, lancé en septembre 2020 à Belleville. «Il y a une saturation des dispositifs d'hébergement traditionnels et quand les personnes LGBT y trouvent une place, elles sont souvent victimes de discrimination, sont insultées ou agressées», relève Noémie Stella, doctorante à l'origine du projet.

«L'idée c'est vraiment de créer un lieu "safe" pour qu'elles puissent rester sans courir le risque d'être mises à la porte», ajoute-t-elle. «C'est la condition pour retrouver une estime de soi qui a été maltraitée, pour faire un parcours sur soi qui leur permet ensuite de voler de leurs propres ailes et de sortir de la précarité.» Forte de ses deux sites, Basiliade espère désormais pouvoir ouvrir 16 autres appartements similaires - avec trois colocataires à chaque fois - afin de pouvoir loger les autres exilés LGBT toujours en errance dans la capitale.

Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, diffamatoires ou discriminatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension .

1 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • Xophe3
    15 janvier11:39

    prochain article sur une co-location pour scatophages papous harcelés sur les réseaux sociaux

    Signaler un abus

Signaler le commentaire

Fermer

Annonces immobilières

Les Risques en Bourse

Fermer