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France-Lecornu et le budget face à deux dernières motions de censure
information fournie par Reuters 02/02/2026 à 07:10

Le Parlement français débat et vote deux motions de censure contre le gouvernement français

Le Parlement français débat et vote deux motions de censure contre le gouvernement français

Sébastien Lecornu affronte lundi à l'Assemblée nationale deux dernières motions de censure sur le projet de loi de ‍finances (PLF) pour 2026, qui, comme les précédentes, ne devraient pas entraîner la chute de son gouvernement ni empêcher l'adoption définitive du budget après des semaines de ‌débats chaotiques.

Les deux textes, l'un présenté par la gauche hors Parti socialiste (LFI, écologistes et communistes), l'autre par le Rassemblement national, seront soumis aux députés ​à partir de 17h00 (16h00 GMT). Si aucun ne recueille la majorité absolue, ⁠le PLF sera définitivement adopté.

Sébastien Lecornu s'était engagé lors de son arrivée à Matignon à l'automne à ne pas recourir à l'article ⁠49.3 de la Constitution ‍permettant l'adoption d'un texte sans vote sauf en cas de ⁠censure du gouvernement. L'objectif affiché était de favoriser les débats et la recherche du compromis entre groupes politiques au sein d'une Assemblée nationale fragmentée.

Si cette méthode a ​porté ses fruits sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), adopté mi-décembre avec l'appui des socialistes, le chef du gouvernement a cette ⁠fois constaté l'impossibilité de parvenir à un texte de consensus susceptible ​de rallier les votes d'une majorité de députés.

Quatre motions de ​censure ont déjà échoué ​dans cette laborieuse procédure d'adoption du budget, deux sur la partie "recettes" et deux ​sur la partie "dépenses".

Dans chacun de ces votes ⁠déjà provoqués par la gauche hors PS et le RN, l'abstention des socialistes, qui jugent avoir obtenu des améliorations par rapport à la copie initiale du gouvernement, a été déterminante pour éviter au gouvernement de Sébastien Lecornu d'être renversé.

L'issue devrait être ‌identique ce lundi. Le projet de budget, qui prévoit notamment de ramener le déficit public à 5% du produit intérieur brut (PIB), ne satisfait pleinement personne mais une grande partie des parlementaires semble pressée de tourner enfin la page de cette longue discussion budgétaire alors que les élections municipales se profilent.

(Rédigé par Bertrand Boucey, ‌édité par Blandine Hénault)

2 commentaires

  • 08:23

    Pourtant simple, suffit de baisser le budget de l'armée de 10% et de faire comme nos voisins ; Maison close et légalisation du Cannabis et c'est tout bon !


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