Aller au contenu principal
Fermer

EN DIRECT-France-Trois mille enseignants en renfort, dit Geffray après l'"acte IV" du mouvement lycéen
information fournie par Reuters 08/10/2026 à 21:04

Lycéens et étudiants se sont de nouveau mobilisés jeudi en France pour un "acte IV" du mouvement lancé il y a près de trois semaines pour exiger de meilleures conditions d'enseignement, avec le soutien des syndicats et des oppositions de gauche qui ont appelé à manifester à leurs côtés.

D'après le ministère de l'Education nationale, 375 établissements scolaires étaient partiellement ou totalement fermés jeudi matin.

Les élèves qui bloquent leurs établissements dénoncent notamment des classes et des emplois du temps surchargés, le manque de professeurs, et demandent la refonte voire la suppression de Parcoursup, la plateforme d'inscription dans l'enseignement supérieur.

Alors que les manifestations ont été émaillées de violences entre participants et forces de l'ordre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré que policiers et gendarmes "n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens."

Lors d'une courte allocution mercredi soir, le chef du gouvernement a exprimé sa compréhension envers les "angoisses" des jeunes en déclarant que l'exécutif tâcherait d'y remédier en annonçant de premières décisions d'ici la fin du mois, sous la forme d'amendements au projet de budget.

Depuis le début du mouvement initié le 21 septembre dans l'académie de Créteil (Val-de-Marne), 6.629 personnes ont été interpellées, selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez qui fait également état de 761 blessés chez les gendarmes et policiers et 215 chez les élèves.

Des rassemblements ont été organisés dans plusieurs villes comme à Marseille, Nantes, Strasbourg ou encore Paris.

LES PRINCIPAUX DÉVELOPPEMENTS (heure de Paris):

20h59 - Le proviseur adjoint du lycée Victor Hugo à Marseille a déposé plainte après avoir été jeté à terre et roué de coups, par un ou plusieurs assaillants, alors qu'il tentait d'éteindre un feu de poubelles, a déclaré la préfecture de police.

20h40 - Quelque 3.000 professeurs remplaçants vont être affectés à compter de vendredi et dans les prochains jours dans des centaines d'établissements scolaires classés 'orange' et 'rouge', annonce le ministre de l'Education.

Ces enseignants ne sont à l'heure actuelle devant aucun élève, précise Edouard Geffray lors d'une interview au Journal de 20 Heures de TF1.

Par ailleurs, "plusieurs centaines de milliers d'heures supplémentaires" vont être débloquées par anticipation, dit-il.

"C'est très concret", ajoute-t-il, mettant en avant sa volonté "que des élèves qui n'ont pas cours d'aujourd'hui, aient cours demain".

19h55 - Quelque 71.500 personnes étaient présentes aujourd'hui dans les cortèges et manifestations statiques, dont 24.500 à Paris, fait-on savoir au ministère de l'Intérieur.

Il n'y a pas eu d'incident majeur, sauf lors des dispersions, lors desquelles des incidents ont pu se produire, ajoute-t-on de même source, citant l'exemple de la place de la Bastille dans la capitale.

Les forces de l'ordre ont procédé au total ce jeudi à 504 interpellations.

18h13 - Des morceaux de cheminées ont été lancés depuis le toit d'un immeuble en direction des forces de l'ordre, indique la préfecture de police de Paris.

18h12 - "À nouveau, des foules immenses partout en France. La mobilisation se poursuit et s’amplifie. La colère ne retombe pas", écrit la secrétaire générale de la CGT sur le réseau social X.

"Le gouvernement doit répondre aux revendications au lieu de réprimer la jeunesse", indique-t-elle, appelant également à manifester aux côtés des lycéens et étudiants mardi prochain.

17h50 - Les forces de l'ordre ont déployé un engin lanceur d'eau place de la Bastille, annonce la préfecture de police.

17h38 - Le ministre de l'Education Edouard Geffray indique qu'il va détailler dans le journal télévisé de TF1 à 20h le plan d'urgence sur les remplacements des professeurs, après avoir rencontré des représentants des syndicats lycéens.

16h57 - A Paris, la place de la Bastille est noire de monde, la préfecture de Paris faisant état d'une "forte affluence", à l'occasion d'une manifestation statique qui s'est déroulée sans heurt jusqu'ici.

Les forces de l'ordre ont procédé à de premiers tirs de gaz lacrymogène pour disperser la foule.

La préfecture de police recense une "vingtaine de black blocs", quelques "jets de mobilier urbain sur les forces de l'ordre" rue de la Bastille ainsi que des "tirs de mortiers d'artifice".

Les forces de sécurité ont créé un cordon pour évacuer la foule vers la place de la Nation.

16h40 - A Strasbourg (Bas-Rhin), les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, montrent des images de chaînes d'information en continu.

15h10 - "M. Lecornu nous a fait du pipeau et de la flûte parce qu'il n'a aucunement répondu aux revendications des lycéens et lycéennes. Aucune mesure concrète à l'heure d'aujourd'hui. Alors oui, la mobilisation continuera et nous ne lâcherons rien car le rapport de force est de notre côté", juge Ryad Rani, président de l'Union syndicale lycéenne en tête du cortège, place de la Bastille à Paris.

"Tant qu'il n'y aura pas 10 milliards sur la table, on n'arrêtera pas de se mobiliser. J'appelle toutes et tous à rejoindre encore plus massivement les manifestations (....)", déclare à ses côtés Sabrine Kharbach, porte-parole de l'Union étudiante.

Il a ajouté qu'une nouvelle journée d'action était prévue mardi 13 octobre.

15h00 - Appelés à "prendre la Bastille" par les organisations syndicales, les manifestants occupent la place parisienne, certains grimpant sur la Colonne de Juillet.

12h25 - Diane Di Sciullo, enseignante dans un lycée de Marseille, se tient au milieu des manifestants dans la cité phocéenne.

"Cette année, j'ai une classe de 37 élèves. À chaque début de cours, je vais leur demander d'aller voir dans les salles d'à côté s'il y a des chaises, des tables pour pouvoir étudier. Parfois, ils sont à trois sur une table."

"Moi, ma pancarte aujourd'hui, elle dit que les élèves m'aident à attraper les cafards en classe, c'est véridique. L'année dernière, j'étais dans un quartier où mes élèves faisaient avec moi la chasse aux cafards pendant les cours", précise-t-elle.

12h00 - A la mi-journée, environ 96% d’établissements sont ouverts, qui correspondent à 157 établissements fermés, en baisse de 30% par rapport au chiffre de ce matin, selon le ministère de l'Education.

11h53 - Edouard Geffray reconnaît à l'occasion d'un déplacement dans le lycée Raymond Kopa de Reims dans la Marne qu'il y a "des inquiétudes de notre jeunesse qu'il faut entendre".

"Je suis en train en ce moment même de mener un plan d'urgence pour pouvoir remplacer les professeurs absents de manière de manière durable", a-t-il également déclaré après avoir rencontré des élèves, promettant par ailleurs qu'il n'y aura aucune suppression de poste dans les lycées.

Avant de rencontrer les organisations lycéennes dans l'après-midi, Edouard Geffray a exclu de faire des "fausses promesses".

11h51 - La préfecture de police des Bouches-du-Rhône fait état de 3.900 participants lors de la manifestation lycéenne à Marseille qui se déroule sans heurt.

11h21 - Devant le lycée Hélène-Boucher de Paris (20e arrondissement) bloqué, Charlotte Beaubeau, professeur d'anglais, est présente aux côtés des lycéens pour montrer sa solidarité avec les manifestants contre ce qu'elle décrit comme une réaction excessive de la police.

"Il y a un certain nombre d'adultes qui s'assurent que tout se passe bien pour eux", dit-elle.

Elle partage également son inquiétude quant à la décision de mener les cours en ligne, soulignant que certains élèves ne disposent pas d'ordinateurs chez eux.

"Cela ne fait que creuser le fossé entre les élèves."

11h00 - "À force de vouloir de l'égalitarisme partout, on a créé des dysfonctionnements, de l'angoisse et des injustices", déclare Sabrina Roubache, ministre déléguée chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels et de l'Apprentissage, qui concède auprès d'ICI Provence que Parcoursup doit être perfectionné.

10h35 - Le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, engage un dialogue avec des élèves du lycée Raymond Kopa à Reims (Marne), estimant que le "mouvement important" qui traverse les établissements "pose des questions de fond".

"L'idée, c'est qu'on se parle très librement", déclare le ministre en préambule de la rencontre filmée par franceinfo.

Edouard Geffray doit rencontrer les représentants de trois organisations lycéennes à 15h00 à Paris, en compagnie du ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste.

09h05 - "Il faut que [Sébastien Lecornu] réponde clairement aux revendications", déclare sur BFM TV le vice-président de l'organisation les Lycéens!, Louis Letoublon.

"On demande un plan en tout de 10 milliards d'euros (...) avec la rénovation du bâti scolaire, l'augmentation du nombre de profs... (...) On demande également au gouvernement de revenir sur son budget prévisionnel qui prévoit la suppression de cinq milliards d'euros pour les collectivités territoriales", dit-il.

09h00 - Aux critiques visant Sébastien Lecornu, qui n'a pas annoncé de mesures concrètes face à la fronde lycéenne, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon estime à l'antenne de franceinfo qu'il aurait été "malhonnête de la part du Premier ministre d'arriver avec un semblant de baguette magique car les revendications ne sont pas des questions qui se règlent en quelques heures, en quelques jours, ni même en quelques semaines".

"Ça nécessite un travail de long cours", ajoute Maud Bregeon en soulignant l'"échéance décisive" de l'examen du budget par le Parlement.

08h55 - D'après un décompte du ministère de l'Education nationale, 375 établissements scolaires sont partiellement (151) ou totalement (224) fermés en France.

"La baisse se poursuit, avec encore environ 30% d'établissements concernés en moins par rapport à hier à la même heure", ajoute le ministère, selon lequel 94% des établissements restent ouverts.

07h50 - Sur RMC, Clémence Guetté, députée La France insoumise, dénonce une "opération d'enfumage" du Premier ministre.

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste et candidat à la primaire PS/Place publique pour la présidentielle, dit, au micro de franceinfo, avoir "le sentiment que le gouvernement joue en réalité le pourrissement". Les lycéens, ajoute-t-il, revendiquent un "droit à l'avenir". "C'est la moindre des choses que de les recevoir, de les comprendre, de les entendre et de faire droit à leurs demandes parce que rien n'est faux dans ce qu'ils disent", déclare-t-il.

07h30 - Entre autres blocages, des dizaines d'élèves barrent l'accès à l'Institut catholique de Paris, établissement privé d'enseignement supérieur situé dans le 6e arrondissement. Dans le sud-est de la capitale, le cours de Vincennes est bloqué par des élèves du lycée Hélène Boucher, montrent des images filmées par les chaînes d'information continue.

(Bureau de Paris)

1 commentaire
  • 17:47

    Les oppositions de gauche......???? surtout une + associés et islam


Signaler le commentaire Fermer
A lire aussi
Pages les plus populaires