À 47 ans, Quique Escrivá a transformé sa passion pour l’immobilier en activité principale en développant un parc de vingt mini-appartements grâce à une stratégie de transformation de biens existants ( Shutterstock )
À 47 ans, cet ancien policier a bâti un patrimoine de vingt logements grâce à une stratégie immobilière qu’il développe encore aujourd’hui.
À 47 ans, Quique Escrivá possède déjà un patrimoine immobilier composé de vingt mini-appartements. Cet ancien policier, qui a fait de l’investissement son activité principale après plusieurs années d’achats immobiliers réalisés en parallèle de son métier, s’est spécialisé dans un modèle bien précis : transformer des biens existants en petites surfaces destinées à la location. Dans une interview accordée au média El Español , il explique avoir développé une stratégie fondée sur l’optimisation de bâtiments sous-exploités pour créer de nouveaux logements.
Une passion devenue métier après plusieurs années d’investissements
Son parcours n’a pourtant pas commencé dans l’immobilier. « J’étais policier, je suis en disponibilité depuis quelques années, et mon passe-temps était l’investissement immobilier jusqu’à ce que ce passe-temps devienne mon activité principale », raconte-t-il. Au fil des acquisitions, il affine sa méthode : repérer des biens avec un potentiel de transformation, réaliser des travaux puis créer plusieurs logements indépendants à partir d’un seul bâtiment. Une approche qui lui a permis de constituer progressivement un parc locatif conséquent.
Le cœur de sa stratégie repose sur les mini-appartements, des logements de 25 à 40 mètres carrés qu’il considère comme particulièrement adaptés au marché actuel. Selon lui, ces petites surfaces répondent à une demande spécifique : celle de personnes qui souhaitent disposer d’un logement indépendant sans pouvoir, ou sans vouloir, louer un appartement classique plus coûteux. « Ce n’est ni une colocation ni un grand logement, nous couvrons un espace entre les deux », explique-t-il.
Sa méthode : donner une seconde vie aux bâtiments oubliés
Pour augmenter la rentabilité de ses opérations, l’investisseur ne se limite pas à l’achat d’appartements déjà prêts à louer. Il transforme également des maisons anciennes ou des locaux inutilisés. L’un de ses projets consiste notamment à convertir une villa en neuf logements de petite taille, avec des surfaces comprises entre 25 et 40 mètres carrés. À terme, il estime pouvoir obtenir un rendement compris entre 12 et 14 %, grâce aux revenus générés par ces différents loyers.
Cette logique de division et de changement d’usage concerne aussi les anciens commerces. Pour Quique Escrivá, certains locaux abandonnés peuvent représenter une opportunité lorsqu’ils disposent des caractéristiques nécessaires pour devenir des habitations. « Comme il existe un grand besoin de logements, ces propriétés qui n’ont plus d’activité économique peuvent être transformées en logements », explique-t-il. Cette stratégie lui permet d’exploiter des biens parfois délaissés par les acheteurs traditionnels.
Un modèle qui profite des tensions sur le marché locatif
Son modèle s’inscrit dans un contexte immobilier marqué par une forte tension sur le marché locatif. En France comme en Espagne, de nombreux candidats rencontrent des difficultés pour trouver un logement abordable, en raison notamment d’une offre insuffisante dans certaines zones et de nouvelles contraintes pesant sur le parc existant. Franceinfo souligne ainsi une baisse importante du nombre d’annonces disponibles dans plusieurs grandes villes françaises, liée notamment à la fin du dispositif Pinel, aux restrictions concernant les logements énergivores et aux difficultés d’accès à la propriété.
Avec vingt mini-appartements déjà en portefeuille et neuf nouveaux logements en préparation, Quique Escrivá poursuit donc une stratégie immobilière basée sur la transformation plutôt que sur l’accumulation classique de biens. Son approche repose sur une idée simple : partir d’espaces existants, les adapter à une demande précise et créer plusieurs sources de revenus locatifs à partir d’une même propriété. Une méthode qui illustre une tendance croissante chez certains investisseurs : chercher de la rentabilité en repensant l’usage des bâtiments déjà disponibles.
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