Grâce à la vente de sa spectaculaire collection napoléonienne, ce passionné de l’ancien empereur a pu alléger sa dette. Et conserver le palais qu’il possède à Paris ?
« Pierre-Jean s’est exposé mais tout va rentrer dans l’ordre ». La semaine dernière, l’avocat de Pierre-Jean Chalençon était confiant pour l’avenir de son client. La dette de l’ancienne figure de l’émission «Affaire conclue» diffusée sur France 2 est spectaculaire pour le commun des mortels puisqu’elle s’élève à plus de 9,4 millions d’euros. Beaucoup moins selon son avocat qui évalue à « 40 millions d’euros » la valeur de l’ensemble des actifs que Pierre-Jean Chalençon possède.
Pour éponger sa dette, le collectionneur d’arts a vu son majestueux Palais Vivienne , situé dans le 2e arrondissement de Paris, saisi par la justice et mis en vente aux enchères. Le 19 juin, Pierre-Jean Chalençon et son avocat avaient rendez-vous avec le juge pour faire le point sur sa situation. « L’entretien a duré 30 secondes». Le duo en est ressorti satisfait car le plan B envisagé par le collectionneur d’arts et son avocat pour remplacer la vente aux enchères, a été validé. «Le refinancement de la dette de Pierre-Jean a été acté par le juge », a confié Me Paul Buisson. Dit autrement, une banque, dont le nom est resté confidentiel, a accepté de racheter la dette de Pierre-Jean Chalençon. Au cas où elle ne soit pas totalement remboursée.
Une dette divisée par 12 !
C’est là où le plan A intervient. Chez Sotheby’s, ce jeudi 25 juin, a eu lieu la vente aux enchères d’une « collection historique » , selon le spécialiste de la vente aux enchères d’œuvres d’art et d’objets de collection. Pour combler sa spectaculaire dette, ce passionné de Napoléon a pu compter sur l’ancien empereur pour lui sauver la mise. Pierre-Jean Chalençon a 8,7 millions d’euros durant cette vente aux enchères, grâce à la vente d’environ 100 objets qui représentent « environ 10% de l’ensemble de sa collection, la plus grande du monde napoléonien », précise Me Paul Buisson. Soit près de 89.000 euros par objet ! Grâce à cette vente exceptionnelle, la dette de Pierre-Jean Chalençon a été divisée par 12 et a été ramenée à «seulement» 800.000 euros. Contacté par Le Figaro , l’avocat de Pierre-Jean Chalençon s’est pourtant montré déçu par le résultat de la vente. « La vente n’a pas été extraordinaire mais il y a des prix de réserve pour les objets qui n’ont pas trouvé preneur. » Sauf retournement de situation, le collectionneur d’arts pourra conserver son Palais Vivienne si, comme l’affirme son avocat, une banque rachètera sa nouvelle dette fortement réduite.

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