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Immobilier : pourquoi repousser son achat à 2027 pourrait être une mauvaise opération

information fournie par Boursorama avec Newsgene 10/09/2026 à 16:31

Les taux sont passés de 3,23 % en moyenne au deuxième trimestre 2026 à 3,54 % sur 20 ans en septembre. Illustration.  (Mastersenaiper / Pixabay)

Les taux sont passés de 3,23 % en moyenne au deuxième trimestre 2026 à 3,54 % sur 20 ans en septembre. Illustration. (Mastersenaiper / Pixabay)

Attendre une baisse des taux avant d’acheter un bien immobilier peut sembler tentant. Mais si les prix repartent à la hausse, le calcul peut rapidement devenir défavorable. En 2026, certains acheteurs ont donc intérêt à ne pas trop repousser leur projet.

Offre pléthorique, marge de négociation importante, taux encore raisonnables… Si le marché immobilier reste plus ou moins favorable aux acheteurs en 2026, certains sont tout de même tentés de reporter leur projet, dans l’espoir de voir les taux d’intérêt baisser davantage. Un pari qui n’est pas sans risques, comme l'explique Capital .

Attendre peut finalement coûter plus cher

En effet, sans encore parler de tendance de fond, les taux commencent légèrement à remonter. Ils sont ainsi passés de 3,23 % en moyenne au deuxième trimestre à 3,54 % sur 20 ans en septembre. Idem du côté des prix des biens, qui affichent une hausse de 0,2 % sur un an, selon les Notaires de France.

Pour un achat à 250.000 euros, financé sur 20 ans au taux actuel, l’opération reviendrait à 349.210 euros, capital et intérêts compris. Si l'acheteur patiente un peu et que les taux baissent de 0,25 point, mais que les prix augmentent de 2 %, il aura eu raison d’attendre : l’économie atteint 843 euros. Mais avec une hausse des prix de 3 %, le report lui coûtera au contraire 2.572 euros supplémentaires. La perte grimpe même à 9.403 euros si les prix progressent de 5 %. Tout est donc une question d’équilibre. Selon ces estimations, une hausse des prix de 3 % devra être compensée par une baisse des taux de 0,33 point. Si les prix grimpent de 5 %, il faudra cette fois un recul de 0,55 point.

Une baisse des taux peu probable

Or, une diminution supérieure à 0,50 point ne semble pas être le scénario le plus probable actuellement, notamment en raison d’une inflation en zone euro plus importante que prévue par la Banque centrale européenne. « Le scénario d'un retour vers les 4 % n'est pas à exclure si les tensions inflationnistes et obligataires se prolongent » , prévient Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer.

Le risque pourrait également s’accentuer à l’approche de l’élection présidentielle, notamment en cas de victoire « d'une majorité politique n'ayant jamais exercé le pouvoir » . Dans cette hypothèse, « une hausse de la prime de risque sur la dette française se répercuterait alors sur les taux de financement » , affirme encore l’experte. Dans ce contexte incertain, les acheteurs disposant déjà d’un financement ont donc intérêt à peser le risque avant de reporter leur projet.

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