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Immobilier : les prix ont chuté de plus de 10 % à Paris et la situation pourrait encore se dégrader

information fournie par Boursorama avec Newsgene 20/10/2026 à 15:00

Il faut désormais 84 jours pour vendre, contre 76 en septembre 2025. Illustration.  (Paul Henri Degrande / Pixabay)

Il faut désormais 84 jours pour vendre, contre 76 en septembre 2025. Illustration. (Paul Henri Degrande / Pixabay)

À Paris, les prix de l’immobilier ont baissé de 10,5 % en cinq ans. Les acquéreurs restent prudents et les délais de vente s'allongent. Une situation qui pourrait s'aggraver à cause de la hausse des taux d'intérêt et qui est susceptible de toucher le reste de la France.

L’hiver risque d'être rude pour l’immobilier parisien. D’après les chiffres du site d’annonces Se Loger rapportés par Le Parisien , les prix ont baissé de 10,5 % en cinq ans dans la capitale. Sur un an, la baisse reste limitée (0,3 %), mais elle continue : les prix ont encore perdu 0,2 % en trois mois.

Plus de vendeurs et des acheteurs plus prudents

Le centre de Paris subit les plus fortes baisses sur un an : 4,1 % dans le 4e arrondissement, 3,7 % dans le 3e et 2,7 % dans le 2e. Quelques arrondissements résistent, comme le 19e (+1,9 %) et le 18 e (+1,4 %). Le prix moyen à Paris atteint désormais 9.630 euros le mètre carré. « Il y a six ans, on frôlait les 11 000 euros/m² » , rappelle Yann Jéhanno, patron du réseau Laforêt.

Les vendeurs sont aussi plus nombreux : Laforêt compte 15 % de mandats de vente en plus en un an. Face à cette concurrence, près de 90 % des propriétaires acceptent de négocier. Les acheteurs prennent aussi leur temps. Il faut désormais 84 jours pour vendre, contre 76 en septembre 2025. « Nous sommes dans un marché d’acheteurs » , souligne Olivier Princivalle, président de la Fnaim Île-de-France. Seuls les primo-accédants aidés par leur famille se risquent encore sur le marché, ajoute Yann Jéhanno.

Le risque d’une hausse des taux

Les taux d’intérêt pourraient monter dans les prochains mois. Pour un emprunt de 400.000 euros sur vingt ans, la mensualité passerait de 2.340 euros avec un taux de 3,6 % à 2.424 euros avec un taux de 4 %. Sandrine Allonier, porte-parole du courtier Vousfinancer, estime même que « le pire reste à venir » . Si les taux dépassent 4 %, les primo-accédants ou les seniors risquent d’être exclus à cause du taux d’usure, le taux annuel effectif global (TAEG) maximal auquel un crédit peut être accordé, qui inclut notamment l’assurance et les frais liés au prêt. Et cette crise pourrait s’étendre : ce qui se passe à Paris « finira forcément par se répandre dans le reste du pays » , prévient Thomas Lefebvre de Se Loger .

4 commentaires
  • 15:54

    Je ne comprends pas, c'est une bonne nouvelle pour les acheteurs, s'il y en a encore. Rien ne justifie d'acheter un appartement aussi cher, dans une ville chère, Paris ou pas. Et il n'y a rien de plus logique d'après la démographie : 2060000 habitants en 2026, soit 150000 de moins qu'avant le Covid, 750000 de moins qu'en 1960, et autant qu'en 1880...


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