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Immobilier : les foyers modestes davantage pénalisés par la hausse des taux

information fournie par Boursorama avec Newsgene 17/09/2026 à 15:50

Le taux moyen d'un prêt sur vingt ans est passé de 3,60 % en août à 3,75 % en septembre pour les foyers gagnant moins de 40.000 euros nets par an. Illustration.  (AlexanderStein / Pixabay)

Le taux moyen d'un prêt sur vingt ans est passé de 3,60 % en août à 3,75 % en septembre pour les foyers gagnant moins de 40.000 euros nets par an. Illustration. (AlexanderStein / Pixabay)

Emprunter coûte de plus en plus cher, mais pas de la même façon pour tous. Les ménages modestes subissent une hausse de taux bien plus forte que les plus aisés, avec parfois des différences de plusieurs milliers d’euros sur leur capacité d'emprunt.

Un prêt immobilier de plus en plus coûteux pour les foyers les plus modestes. Selon les chiffres du courtier Pretto, relayés par Capital , le taux moyen d'un prêt sur vingt ans est passé de 3,60 % en août à 3,75 % en septembre pour les foyers gagnant moins de 40.000 euros nets par an. Pour les revenus supérieurs à 120.000 euros annuels, il n'a progressé que de 3,25 % à 3,30 %. La hausse est donc trois fois plus forte pour les ménages les moins aisés.

Des milliers d'euros d'écart sur vingt ans

Le groupe de courtage Empruntis explique cet écart par un rapport de force différent face aux banques. Ces dernières espèrent surtout attirer, via le crédit immobilier, l'épargne future de leurs clients. « On sait bien que le crédit immobilier n'est pas le produit sur lequel elles font le plus de marge » , explique la directrice marketing du groupe. Les hauts revenus, plus courtisés, peuvent mettre plusieurs établissements en concurrence pour négocier une remise. Les ménages modestes disposent, eux, de bien moins de marge de manœuvre.

Concrètement, pour 150.000 euros empruntés sur vingt ans, un taux de 3,75 % coûte environ 8.335 euros d'intérêts de plus que celui de 3,30 %, soit 34,73 euros de mensualité supplémentaire. Pour un ménage qui emprunte déjà au maximum de ses capacités, cette différence de taux réduit directement son budget d'achat. Un foyer touchant 3.000 euros par mois peut emprunter 169.934 euros à 3,75 %. S'il bénéficiait du taux de 3,30 %, il pourrait emprunter 6.615 euros de plus, sans augmenter sa mensualité. La seule hausse de septembre lui a déjà fait perdre 2.166 euros de capacité d'emprunt.

Comment renforcer son dossier ?

Le montant des revenus n'est toutefois pas le seul critère pris en compte par les banques. « Ce qui va jouer pour les banquiers au-delà des revenus, c'est l'apport, toujours » , précise Empruntis. La banque examine aussi le « saut de charge » , c'est-à-dire l'écart entre votre loyer actuel et votre future mensualité. Une épargne régulière, même modeste, peut renforcer votre dossier en montrant que vous conservez une marge financière.

Solliciter votre banque actuelle reste également une bonne stratégie, car elle a intérêt à vous conserver comme client. Enfin, mieux vaut comparer le coût total du financement entre plusieurs établissements, assurance et frais compris, plutôt que le seul taux nominal affiché.

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