Pour calculer le nouveau montant, il faut multiplier le loyer hors charges par le nouvel IRL, puis diviser le résultat par l'IRL précédent. Illustration. (Neelam279 / Pixabay)
La révision annuelle d'un loyer ne semble rapporter que quelques euros supplémentaires par mois aux propriétaires. Accumulées sur le long terme, ces augmentations peuvent pourtant représenter plusieurs milliers d'euros de gains. C'est ce que révèle une simulation réalisée par Particulier à Particulier (PAP) sur une période de dix ans.
Plus de 5.000 euros de gains sur dix ans
Pour un logement loué 650 euros hors charges en octobre 2016 avec un loyer révisé chaque année au 1er octobre en appliquant la hausse maximale autorisée par l'indice de référence des loyers (IRL), un propriétaire peut aujourd'hui percevoir près de 770 euros par mois, soit environ 120 euros supplémentaires. Sur dix ans, ces hausses successives représentent un gain cumulé de près de 5.380 euros.
Cette progression s'explique notamment pas l'inflation des dernières années. Entre 2021 et 2024, le loyer pour ce même logement est passé de 680,46 à 753,38 euros mensuels en appliquant les révisions. À elles seules, les augmentations entre octobre 2022 et septembre 2025 ont généré 2.856 euros de recettes supplémentaires. Mais la tendance est désormais plus modérée. Selon l'Insee, l'IRL du deuxième trimestre 2026 atteint 148,37 points (+ 1,15 % sur un an). Pour un loyer de 761,21 euros, cela correspond à une augmentation de moins de 9 euros par mois.
Des délais à respecter
Pour rappel, un propriétaire dispose d'un an à compter de la date prévue dans le bail pour demander la révision. Mais celle-ci n'est pas rétroactive. Si la demande intervient six mois après l'échéance, les hausses correspondant à cette période sont définitivement perdues. Au-delà d'un an, la révision concernée ne peut plus être appliquée. D'après la simulation de PAP , oublier celle d'octobre 2022 aurait entraîné un manque à gagner de près de 1.230 euros sur quatre ans et encore davantage à plus long terme.
Pour calculer le nouveau montant, il faut multiplier le loyer hors charges par le nouvel IRL, puis diviser le résultat par l'IRL précédent. Attention toutefois : la revalorisation n'est possible que si le contrat prévoit une clause de révision. Elle est également interdite pour les logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE).
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