Selon la Banque des territoires, entre 110.000 et 180.000 copropriétés seraient en grande difficulté en France métropolitaine. Illustration. (Ennelise / Pixabay)
Vous êtes sur le point d’acheter un bien en copropriété ? Avant de signer, il est recommandé d’examiner attentivement les documents de la copropriété, rappelle TF1 Info . La simple visite du logement ne suffit pas à détecter d’éventuelles fragilités, comme un défaut d’entretien ou une chaudière collective très dégradée.
Ce que révèlent les procès-verbaux
Cette situation n’est pas rare. Selon la Banque des territoires, entre 110.000 et 180.000 copropriétés seraient en grande difficulté en France métropolitaine. Un rapport de deux sénatrices, Anel Gacquerre et Marianne Margaté, révèle que dans 215.000 copropriétés, les impayés atteignent au moins 20 % du budget annuel.
Avant toute signature, l’acheteur doit notamment recevoir les procès-verbaux des trois dernières assemblées générales. Ces documents montrent « la vraie vie de la copropriété » , souligne le fondateur de M&A Immo Group, sur X . Concrètement, l’acheteur doit s’arrêter sur trois points. D’abord les travaux : il faut s'assurer que la copropriété a établi un plan pluriannuel. Ensuite les impayés : le nombre de copropriétaires en retard, l’ancienneté des dettes et les procédures en cours sont de bons indicateurs pour connaître la santé financière de la copropriété. Enfin, la répartition des propriétaires : mieux vaut une majorité d’occupants, car un déséquilibre en faveur des bailleurs, qui louent leur logement, peut bloquer des travaux en assemblée.
Un conseil syndical actif
Le conseil syndical rassemble des copropriétaires qui contrôlent le syndic, le professionnel chargé de gérer l’immeuble. Sans conseil actif, la copropriété envoie un signal d’alerte, selon le fondateur de M&A Immo Group. Dans les petites copropriétés de moins de dix lots, c’est souvent un copropriétaire bénévole qui tient le rôle de syndic. S'il s’en va, toute la gestion peut être désorganisée.
Le futur acheteur peut aussi discuter avec des copropriétaires pour obtenir quelques informations : réactivité du syndic, transparence, évolution des frais. Des changements fréquents de syndic, des votes toujours bloqués, ou encore des réponses évasives et un accès difficile aux données financières doivent l’alerter.
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement