Sans encadrement, les loyers pourraient progresser plus rapidement dans les quartiers où les logements disponibles sont insuffisants par rapport à la demande. Illustration. (PhotoMIX-Company / Pixabay)
L'encadrement des loyers va-t-il définitivement prendre fin dans trois mois ? Ce dispositif expérimental, qui limite le montant du loyer qu'un propriétaire peut demander lors de la mise en location d'un logement sur certaines communes, arrive juridiquement à son terme le 24 novembre 2026, rappelle Se Loger . Si son prolongement est envisagé par le ministre du Logement, sa disparition aura des conséquences différentes pour les propriétaires et les locataires, notamment dans les grandes agglomérations, comme l'explique Capital .
Des propriétaires rassurés ?
Pour les bailleurs, la fin du mécanisme redonnerait davantage de liberté au moment de déterminer le montant demandé pour une nouvelle location. Ils pourraient ainsi s'affranchir du plafond administratif lorsqu'ils fixent le loyer. Selon Julien Tourtois, gérant du cabinet de syndic et gestion locative l'Adresse Pro.Gestion, les réglementations mises en place au fil des années ont rendu l'investissement locatif moins attractif, au point de décourager certains propriétaires. Une disparition de l'encadrement des loyers pourrait donc les inciter à revenir sur le marché ou à maintenir leur logement en location.
Pour les locataires, les conséquences pourraient être moins favorables. Sans encadrement, les loyers pourraient progresser plus rapidement dans les quartiers où les logements disponibles sont insuffisants par rapport à la demande. Les familles les plus modestes seraient alors particulièrement exposées, avec un accès au logement qui pourrait être plus complexe. La fin du dispositif pourrait donc accentuer les tensions sur certains marchés locatifs.
Augmenter l'offre locative
D'après Julien Tourtois, le réel enjeu reste l'augmentation du nombre de logements proposés à la location. « La meilleure façon de faire baisser durablement les loyers est d'augmenter l'offre de logements, pas de la contraindre davantage » , estime-t-il. Selon lui, la disparition de l'encadrement « ne sera pas une solution miracle » , mais « un premier signal positif pour redonner confiance aux propriétaires bailleurs et encourager la remise de biens sur le marché locatif » . Reste à savoir si cette plus grande liberté accordée aux propriétaires permettra réellement d'augmenter suffisamment l'offre locative.
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