À Paris, près de la moitié des annonces analysées (46 %) dépassent désormais le plafond réglementaire. Illustration. (Ennelise / Pixabay)
Plus d'un tiers des annonces de location immobilière affichent des loyers supérieurs à la limite prévue par la loi, selon la Fondation pour le logement des défavorisés. Dans son baromètre de l'encadrement des loyers, publié ce jeudi 3 septembre 2026, l'organisme indique que 37 % des plus de 10.000 annonces analysées dépassent les plafonds autorisés, soit 5 % de plus qu'en 2025 et 9 % de plus qu'en 2024. Mais toutes les villes ne sont pas logées à la même enseigne, rapporte TF1 Info .
Près de la moitié des annonces parisiennes
Les écarts sont particulièrement marqués en Île-de-France. Sur le territoire de Plaine Commune, qui regroupe notamment Saint-Denis, Aubervilliers ou encore Saint-Ouen-sur-Seine, 61 % des annonces examinées ne respectent pas l'encadrement des loyers. La Fondation estime que « les locataires connaissent très peu les procédures civiles et administratives pour faire respecter leurs droits » , probablement en raison d'une communication tardive des collectivités et de l’État.
À Paris, près de la moitié des annonces (46 %) dépassent désormais le plafond réglementaire, contre 31 % en 2025 et 28 % en 2023. Cette part grimpe même à 62 % dans le XVIe arrondissement, mais reste limitée à 35 % dans le XXe. La Fondation évoque « une évolution inquiétante » dans la capitale : « au cours d'une année mouvementée marquée par la fin annoncée de l'encadrement et les contentieux en justice, certains bailleurs récalcitrants ont pu se sentir autorisés à déroger aux plafonds de loyer. »
Un plafond mieux respecté à Montpellier et Bordeaux
Sur le territoire d'Est Ensemble, qui comprend Bagnolet, Bobigny ou encore Noisy-le-Sec, 36 % des annonces sont non conformes, soit une légère amélioration par rapport à 2025 (38 %). Ailleurs, la situation est plus contrastée. Le taux atteint 43 % à Grenoble par exemple, seule ville hors d'Île-de-France à dépasser la moyenne nationale. À l'inverse, l'encadrement des loyers est davantage respecté à Montpellier, avec seulement 12 % de loyers excessifs. La ville de l'Hérault arrive en tête devant Bordeaux (17 %), Lille (25 %) et Lyon-Villeurbanne (26 %).
Seul point positif : lorsqu'il existe, le dépassement est désormais moins important qu'auparavant, puisqu'il s'établit à 159 euros en moyenne à l'échelle nationale, contre 191 euros l'an passé. Reste que l'avenir du dispositif est incertain. L'expérimentation de l'encadrement des loyers comme il a été acté doit prendre fin en novembre 2026.
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