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Taxe foncière : comment expliquer le faible taux appliqué à Paris ?

information fournie par Boursorama avec Newsgene 04/09/2026 à 12:04

Alors qu'il est de 20,5 % à Paris, le taux avoisine les 50 % à Marseille ou Toulouse et il atteint même 60 % à Poitiers ou Grenoble. Illustration. (Edmondlafoto / Pixabay)

Alors qu'il est de 20,5 % à Paris, le taux avoisine les 50 % à Marseille ou Toulouse et il atteint même 60 % à Poitiers ou Grenoble. Illustration. (Edmondlafoto / Pixabay)

Malgré une forte hausse en 2023, Paris conserve un taux de taxe foncière très inférieur à celui des autres grandes villes françaises. Une particularité qui s'explique notamment par la valeur élevée de l'immobilier, le nombre d'entreprises et un statut fiscal spécifique.

À Paris, le taux de taxe foncière reste particulièrement bas par rapport à la moyenne nationale et à celui appliqué dans les autres grandes villes françaises. Un écart qui demeure important malgré la forte hausse décidée il y a trois ans. Comme l’explique Le Parisien ce jeudi 3 septembre 2026, cette situation tient notamment au statut particulier de la capitale.

Une moyenne nationale deux fois plus élevée

Alors qu'il était le plus faible de France, le taux de la taxe foncière à Paris a bondi depuis 2023, passant de 13,5 à 20,5 %. Celui-ci reste tout de même inférieur de plus de 20 points à la moyenne nationale (42 %), d'après les données de la Direction générale des collectivités locales (DGCL). Lorsqu'on s'intéresse aux 50 villes les plus peuplées, Paris fait même figure d'exception, puisqu’il est de 44 % en moyenne.

Dans des métropoles comme Marseille ou Toulouse, le taux avoisine les 50 %, et il atteint même 60 % à Poitiers ou Grenoble. La commune la plus peuplée qui se rapproche le plus de Paris est Ghisonaccia, en Corse, où le taux s'établit à 16,5 %. Sauf qu'il s'agit d'un village d'à peine 4.200 habitants.

Un milliard d'euros de recettes

Malgré le faible taux de la capitale, la taxe foncière lui rapporte près d'un milliard d’euros, selon les estimations. La valeur élevée des biens immobiliers joue notamment un rôle. Comme le souligne l'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), comparer uniquement les taux peut être trompeur. Une faible hausse appliquée à d'importantes valeurs locatives peut suffire à générer des recettes conséquentes.

Les nombreux locaux professionnels et entreprises présents à Paris alimentent eux aussi les recettes liées au foncier. Autre avantage : la capitale cumule les statuts de commune et de département, ce qui lui permet de percevoir des recettes fiscales auxquelles une ville classique n'a pas forcément accès, comme les droits de mutation liés aux transactions immobilières. « À Paris, ce taux a toujours été historiquement faible. Donc même si un exécutif l’augmente fortement, comme l’a fait Anne Hidalgo, il ne peut pas doubler voire tripler. Politiquement, ce n’est pas ce qu’il y a de plus valorisant » , détaille un spécialiste.

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