En Ile-de-France, les logements sont trop grands par rapport aux besoins des habitants. (illustration) (edmondlafoto / Pixabay)
En région parisienne, la tension immobilière ne s’expliquerait pas seulement par une offre très inférieure à la demande. Une étude menée notamment par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) pointe aussi une inadéquation entre la nature de l’offre et celle de la demande, avec des logements trop grands pour des ménages de plus en plus petits. Une tendance qui devrait encore se renforcer dans les prochaines années, comme le rapporte BFM Business .
96 % des biens « trop grands » en région parisienne
D’après les chiffres de 2018 de l’Insee, 37% des ménages étaient composés d'une seule personne. Cette part pourrait atteindre 41 % en 2050. « On sait que l'Île-de-France compte de nombreux jeunes actifs, généralement célibataires ou en couple. Mais aussi beaucoup de personnes âgées, vivant elles aussi seules ou en couple » , souligne Julien Pemezec, coprésident de la FPI Île-de-France.
Les logements sont devenus inadaptés avec 96 % de biens désormais « trop grands » par rapport aux besoins, selon cette étude. Les logements T4 et T5 sont surreprésentés et les T2 sous-représentés.
Un besoin de T2
Dans le détail, l’étude estime que beaucoup de logements de trois à quatre chambres sont aujourd’hui sous-occupés car les propriétaires ne seraient pas incités à vendre dans ce contexte de taux d’intérêt en hausse. Elle met aussi en avant l’impact des politiques publiques, qui encouragent toujours plus la construction de logements familiaux.
Selon les calculs effectués, il faudrait construire 200 000 T2 supplémentaires d'ici 2030 pour équilibrer le marché en Île-de-France. Or, aujourd’hui, l’objectif de construire 70 000 logements supplémentaires par an fixé par le Schéma directeur de la région d’Île-de-France (SDRIF) n’est toujours pas atteint.
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