
(Crédits: Unsplash - Ансплэш Степана)
Atteinte du syndrome de Diogène, la vieille dame avait acheté un couple de lapins avant de les laisser se multiplier dans son logement. Des associations de protection des animaux sont venues les retirer des terriers qu'ils avaient creusés.
On l'appelle le syndrome de Diogène , un trouble du comportement de plus en plus courant, poussant les personnes atteintes à accumuler chez elles des quantités impressionnantes d'objets, voire de déchets et de restes alimentaires. Si ce comportement s'accompagne souvent de conditions d'hygiène déplorables et d'une prolifération de cafards et autres nuisibles, il est plus rare de retrouver dans les logements touchés une accumulation d'animaux domestiques. Il arrive dans certains cas de retrouver une dizaine de chats mais lorsque l'on a affaire à des lapins , les choses peuvent déraper plus vite, vu la fertilité et le rythme de reproduction de ces créatures à grandes oreilles.
C'est ainsi qu'une habitante de la région de Dieppe (Seine-Maritime) touchée par ce syndrome s'est retrouvée totalement dépassée par la situation de ses bondissants compagnons après avoir acheté un couple non stérilisé en animalerie. C'est son référent social qui a alerté le refuge de la Grisoutière , tout proche, pour intervenir et sauver les animaux. Lors de leur intervention, la semaine dernière, les membres de l'association avaient dénombré pas moins de 105 lapins entassés dans une pièce de 12 m².
«
Il n'y a plus de cuisine, plus de salle de bains, les lapins vivaient dans un salon de 12 m² et ont creusé des galeries partout, dans le canapé notamment. Cette femme avait acheté deux lapins dans une animalerie et ils se sont reproduits »
, déplorait Laurence Daoudal, coprésidente de l'association du refuge de la Grisoutière auprès de France 3 .
Des galeries dans le canapé
Le refuge et certains de ses bénévoles ont réussi à accueillir une partie des lapins et la Fondation 30 millions d'amis en a pris une soixantaine en charge. Cette dernière en a profité pour dénoncer le fait que des animaux soient toujours vendus en animalerie à un public qui n'est pas toujours conscient des soins à leur apporter. Et elle rappelle qu'il est de la responsabilité des maîtres d'éviter la reproduction anarchique de leurs animaux . Si l'occupante de l'appartement s'est montrée totalement débordée, ceux qui ont récupéré les lapins ont souligné que malgré d'évidents manquements, les animaux n'étaient pas en si mauvaise santé que cela. « Cette dame aimait ces lapins, elle dépensait près de 300 euros par mois pour les nourrir », assure d'ailleurs Laurence Daoudal. Il resterait encore des animaux dans le logement dans la mesure où ils ont creusé des galeries un peu partout jusque dans les canapés et que certains doivent encore s'y cacher.
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