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Crédit immobilier refusé : cette solution méconnue peut relancer votre projet

information fournie par aufeminin 09/08/2026 à 17:00

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Même avec un patrimoine solide, un crédit immobilier peut être refusé. Une solution moins connue peut toutefois offrir une nouvelle marge de manœuvre.

Un refus de crédit immobilier peut donner l’impression que le projet est définitivement compromis. Pourtant, certains dossiers rejetés par les banques traditionnelles présentent une situation patrimoniale solide. En 2026, le problème tient parfois moins au niveau de richesse de l’emprunteur qu’à la manière dont les établissements évaluent sa capacité à rembourser. Selon le cabinet Bougardier, cité par Capital , jusqu’à 80 % des demandes de financement qu’il reçoit auraient auparavant été refusées, alors même qu’une partie des clients concernés possède plus d’un million d’euros d’actifs nets. Une situation qui touche notamment les investisseurs, les multipropriétaires ou les projets immobiliers plus complexes.

Des profils patrimoniaux qui rentrent mal dans les cases

La difficulté vient en partie du fonctionnement des banques de réseau. Lorsqu’elles étudient une demande de prêt, elles accordent une grande importance aux revenus réguliers et au niveau d’endettement du ménage. La valeur du patrimoine existant ne suffit pas nécessairement à compenser une capacité de remboursement jugée insuffisante. Un emprunteur peut donc posséder plusieurs biens immobiliers et disposer d’un patrimoine conséquent tout en essuyant un refus. Cette logique peut paraître paradoxale, mais elle répond à une réalité : pour une banque classique, un immeuble constitue une garantie moins facilement mobilisable qu’un placement financier liquide ou une épargne immédiatement disponible.

Les dossiers qui sortent des schémas habituels sont particulièrement concernés. Conserver sa résidence actuelle tout en achetant un nouveau logement, obtenir des liquidités sans vendre un bien, financer d’importants travaux ou encore gérer les conséquences financières d’une succession sont autant de situations qui ne correspondent pas toujours aux produits proposés par les établissements traditionnels. Plus le montage est atypique, plus il risque de se heurter aux critères automatisés utilisés pour analyser les demandes. Comme l’explique Véronique Bougardier, spécialiste du financement patrimonial, reprendre une hypothèque sur un bien déjà détenu afin d’obtenir de la trésorerie ne fait généralement pas partie du cœur de métier des banques de réseau.

Une solution qui peut aussi convenir aux emprunteurs plus âgés

C’est précisément dans ce type de situation que le crédit hypothécaire peut constituer une alternative. Son principe repose sur la mise en garantie d’un bien immobilier déjà détenu par l’emprunteur. En contrepartie de cette hypothèque, un établissement spécialisé peut accorder un financement dont le montant dépend notamment de la valeur du bien, de la situation financière du demandeur et des conditions fixées par le prêteur. Les fonds obtenus peuvent ensuite servir à financer un nouvel achat immobilier, des travaux ou certains besoins de trésorerie. Cette solution permet donc d’utiliser un patrimoine existant comme levier de financement sans devoir nécessairement vendre un bien.

Le crédit hypothécaire peut également intéresser certains emprunteurs plus âgés, pour lesquels l’accès à un prêt immobilier classique devient souvent plus compliqué. L’assurance emprunteur peut notamment peser lourd dans le coût du financement, voire rendre certains dossiers difficiles à accepter après un certain âge. Or, selon les montages proposés par les établissements spécialisés, une assurance n’est pas toujours imposée de la même manière. Véronique Bougardier indique ainsi accompagner des clients jusqu’à 85 ans, avec des échéances pouvant, dans certains cas, aller jusqu’à 95 ans. Ces possibilités restent toutefois dépendantes de chaque établissement et de la situation individuelle de l’emprunteur.

Une souplesse financière qui a ses contreparties

Cette souplesse a évidemment un prix. Les taux pratiqués dans le cadre d’un crédit hypothécaire peuvent être supérieurs à ceux d’un prêt immobilier traditionnel. Les données rapportées par Capital évoquent par exemple un taux autour de 4,2 %, contre environ 3,5 % dans certains réseaux bancaires classiques au moment de la publication. À cela peuvent également s’ajouter des frais liés à la mise en place de l’hypothèque, notamment les frais de garantie et les éventuels frais de dossier. Avant de se tourner vers cette solution, il est donc indispensable d’en mesurer le coût global et de vérifier qu’elle reste adaptée à la durée du projet et à ses capacités financières.

Surtout, hypothéquer un bien n’est jamais une démarche anodine. Le logement placé en garantie peut, en dernier recours, être saisi si l’emprunteur n’est plus en mesure d’honorer ses échéances. Le crédit hypothécaire ne doit donc pas être considéré comme un moyen de contourner à tout prix un refus bancaire, mais comme une solution de financement destinée à certains profils patrimoniaux. Pour un propriétaire disposant d’actifs importants mais confronté à un dossier trop atypique pour les banques traditionnelles, il peut toutefois rouvrir une porte que l’on croyait fermée. Après un refus, la bonne stratégie consiste donc d’abord à comprendre précisément ce qui bloque avant d’explorer les alternatives réellement adaptées à sa situation.

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