Acheter une passoire thermique peut s'avérer judicieux, à condition de bien chiffrer les travaux et de négocier le prix en conséquence. (illustration) (Samuilawfirm / Pixabay)
Le DPE est désormais devenu un véritable argument de vente, au même titre que l’emplacement ou le prix. La valeur d’un bien mal noté peut chuter sensiblement. Une maison classée D coûterait ainsi jusqu’à 25 % de plus qu’une maison classée G, indique Capital . Pour les appartements, l’écart peut atteindre 12 %.
Bien chiffrer les travaux
L’impact du DPE dépend aussi de la nature des travaux à engager, comme l’explique Aurélien Denéchere, directeur associé des agences L’Adresse Anjou Maine. « Pour une amélioration simple, la décote reste généralement limitée. En revanche, pour une rénovation énergétique globale, ou si les contraintes d'une copropriété rendent ces travaux complexes, les acheteurs anticipent un coût et une incertitude qui se répercutent directement sur la valeur du bien » , explique cet expert.
Pour les acheteurs, le classement énergétique devient donc un véritable levier de négociation. « Dès la première visite du bien, nous accompagnons les particuliers et les agents immobiliers afin de chiffrer précisément les travaux à prévoir » , indique encore le professionnel. L’enjeu est crucial : déterminer si la baisse du prix d’achat permet réellement de compenser le montant des travaux.
Prendre en compte le coût net
Dans ce calcul, il faut également tenir compte des aides auxquelles les acheteurs peuvent prétendre dans le cadre d’une rénovation énergétique. MaPrimeRénov’, éco-PTZ… les dispositifs sont nombreux. L’essentiel est donc de réfléchir en termes de coût net, en prenant en compte le prix d’achat, le montant des travaux, les aides disponibles, mais aussi la valeur future du logement lorsqu'il sera mieux noté.
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