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Cet influenceur se vantait d'avoir fait fortune avec ses locations Airbnb à Marseille, la justice le rattrape et lui réclame 440 000 euros

information fournie par Boursorama avec Newsgene 28/09/2026 à 16:41

Le multipropriétaire avait notamment changé l'usage d'un immeuble d'habitation de Marseille sans aucune autorisation. (illustration) (Lecreusois / Pixabay)

Le multipropriétaire avait notamment changé l'usage d'un immeuble d'habitation de Marseille sans aucune autorisation. (illustration) (Lecreusois / Pixabay)

Un « influenceur en immobilier » a été condamné à 440 000 euros d’amende après avoir transgressé les règles encadrant les locations touristiques, à Marseille.

Le retour de bâton a été coûteux pour cet « influenceur en immobilier ». Après s'être vanté sur les réseaux sociaux des profits réalisés grâce à ses locations touristiques à Marseille, il a été condamné à 440 000 euros d'amendes civiles, mercredi 23 septembre, rapporte Ici Provence . Il devra aussi remettre cinq de ses logements sur le marché de la location longue durée.

La Ville demandait 1,5 million d'euros dans cette affaire. Elle reprochait à cet homme originaire de Bordeaux de ne pas avoir respecté la réglementation en vigueur dans la cité phocéenne pour ce type de locations. Ce multipropriétaire avait en effet changé l'usage d'un immeuble d'habitation du quartier du Panier et d'un appartement du centre-ville, sans aucune autorisation préalable et sans réaliser les compensations obligatoires.

« Un signal clair » envoyé aux propriétaires

Selon les calculs de la municipalité, l'influenceur aurait empoché plus de 1,3 million d'euros entre 2022 et 2025 grâce à ces locations touristiques, selon la Ville. « Cette nouvelle condamnation est une étape franchie et un signal clair : nous ne laisserons personne transgresser les règles » , s'est félicité le maire de Marseille, Benoît Payan.

La municipalité a engagé un véritable bras de fer avec ces investisseurs qui ne respectent pas les règles instaurées ces dernières années pour lutter contre la pénurie de bien à la location longue durée. L'hiver dernier, trois propriétaires avaient été condamnés à des amendes comprises entre 20 000 et 100 000 euros par logement, rappelle Le Parisien . Et cette inflexibilité semble porter ses fruits. « Les premières décisions judiciaires sévères comme celle-ci ont permis en un an de voir le nombre de meublés de tourisme se réduire à 10 827 logements en 2025 contre 12 937 logements pour l'année 2024 » , a confié à Ici Provence l'avocat de la Ville.

5 commentaires
  • 17:38

    Ras le bol de ces meubles touristiques, idem c'est les espagnols.il semblerait que le vent tourne et c’est vraiment une bonne chose


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