( AFP / MARTIN LELIEVRE )
Le Crédit commercial de France (CCF), héritier du réseau français de HSBC, a essuyé une perte nette de 575 millions d'euros en 2025, alourdie par un plan de départs de 1.250 salariés de la banque, a-t-il indiqué jeudi dans un communiqué.
Sans les coûts de la restructuration et autres éléments comptables, la banque aurait eu des résultats positifs à hauteur de 140 millions d'euros, a souligné auprès de l'AFP son directeur général, Niccolò Ubertalli.
En 2024, le groupe CCF, ex-réseau de banque de détail de HSBC en France, avait dégagé un bénéfice net de 2,25 milliards d'euros, fruit de la comptabilisation d'un "produit d'acquisition" de près de 2,5 milliards d'euros lié à la cession par HSBC.
Le CCF a par ailleurs enregistré des revenus de plus de 800 millions d'euros pour 2025.
Au niveau commercial, le dirigeant décrit "une année extraordinaire" avec 4 milliards de crédits octroyés, soit 35% de plus par rapport à l'année dernière, et 43% de crédits immobiliers de plus par rapport à 2024, "donc bien au-delà du marché", selon lui.
Niccolò Ubertalli souligne la "confiance" retrouvée de la clientèle avec 1 milliard supplémentaire d'actifs sous gestion et une hausse nette de 3.000 clients patrimoniaux, portant le nombre de clients de la banque à 715.000.
La restructuration n'est cependant pas terminée, et il y a encore une vague de départs à prévoir en 2026, ce qui pésera encore sur les comptes.
En raison de la dynamique commerciale retrouvée, Niccolò Ubertalli reste toutefois optimiste pour 2026 et prévoit un quatrième trimestre "positif", et peut-être aussi l'année entière "à l'équilibre".
Le groupe revoit ainsi à la hausse ses ambitions à moyen terme, prévoyant une rentabilité de fonds propres (RoTE), qui donne une idée des bénéfices générés par rapport au capital investi, supérieure à 16%.
Il vise aussi des revenus supérieurs à 825 millions d'euros et un coût du risque (sommes provisionnées pour faire face aux crédits impayés) en nette baisse.
CCF, qui se présente comme une "banque française patrimoniale et à taille humaine", est détenue par une holding néerlandaise, elle-même contrôlée par des fonds gérés par l'américain Cerberus.
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