Les acheteurs sont en position de force pour négocier le prix d'un bien immobilier actuellement. (illustration) (u_i8zn1ip7n1 /Pixabay )
Ceux qui sont à la recherche d'un bien immobilier sont en position de force, selon une étude trimestrielle du réseau Laforêt publiée en septembre dernier et relayée par Se Loger . En effet, neuf ventes sur dix se concluent après négociation.
La remise moyenne accordée par le vendeur est de 4,8 % au niveau national. Pour un bien affiché à 300 000 euros, le tarif chute donc à 285 600 euros. Mais il y a des disparités régionales. À Paris, la remise se limite à 3,2 % en moyenne, contre 5,1 % en région.
Un marché orienté vers l'offre
Les annonces ont augmenté de 9 % sur un an, contre seulement 1 % pour la demande. Le stock de biens ne cesse donc de progresser : Paris (+15 %), Île-de-France (+7 %) et en région (+8 %). Les appartements sont davantage touchés par ce phénomène (+13 % contre +4 % pour les maisons), mais ils sont aussi plus recherchés (+4,5 % contre -4 % pour les maisons).
A cette marge de négociation favorable aux acheteurs s'ajoute une baisse des prix de l'immobilier. En septembre 2026, le prix moyen au mètre carré s'élève à 3 238 euros (-1,5 % sur un an). L'Île-de-France est la plus touchée (-2 %), quand, à l'inverse, les prix augmentent dans des villes comme Brest (+5,8 %), Rouen (+2,8 %) et Dijon (+2,6 %).
Il faut noter une résistance des studios et T2 qui sont très recherchés. Il est plus facile pour un acheteur de négocier le prix d'une maison. La remise moyenne atteint 5,7 %, contre 4,1 % pour les appartements. Ces négociations ont des conséquences sur les délais de vente, qui s'allongent. Il faut compter 101 jours en moyenne pour vendre un bien en France, contre 95 jours en septembre 2025.
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement