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Salaire, prime, intéressement : dans quel ordre utiliser cet argent à la rentrée ?

information fournie par Boursorama avec Editorialink 21/08/2026 à 15:18

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Quand plusieurs rentrées d’argent se présentent en même temps, la tentation est grande de tout placer ou dépenser. Pourtant, l’ordre choisi compte beaucoup.

À la rentrée, salaire, augmentation, prime exceptionnelle ou intéressement peuvent arriver presque en même temps. Le premier réflexe n’est pourtant pas de chercher immédiatement le placement le plus rentable, mais de remettre chaque euro dans le bon ordre. Commencez par chiffrer les dépenses certaines des prochaines semaines, parmi lesquelles le logement, les transports, les assurances, les frais scolaires, les abonnements ou équipement, puis conservez sur le compte courant de quoi les absorber sans découvert. Il s’agit d’éviter d’investir aujourd’hui de l’argent qu’il faudra récupérer très vite, parfois au mauvais moment.

Sécuriser ses finances avant de faire fructifier son argent

Le salaire, parce qu’il revient chaque mois, doit financer les charges récurrentes et servir de base à une épargne régulière. Une augmentation peut être traitée de la même manière : plutôt que de transformer immédiatement ce supplément en nouvelles dépenses, une partie peut alimenter un virement automatique en début de mois. Une prime ponctuelle appelle une autre logique. Elle peut financer une dépense prévue, renforcer une réserve de sécurité ou accélérer un projet, mais elle ne devrait pas, à elle seule, créer un nouveau train de vie.

Avant de viser le moyen ou le long terme, mieux vaut sécuriser le présent. Un découvert récurrent ou un crédit à la consommation coûteux mérite généralement d’être traité avant un investissement exposé aux marchés. Vient ensuite l’épargne de précaution , placée sur des supports disponibles et sans risque de perte en capital. Le Livret A et le LDDS, rémunérés à 1,7 % depuis le 1er août 2026, remplissent ce rôle : les fonds restent accessibles et les intérêts sont exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux.

Après l’épargne de précaution, penser au moyen et long terme

L’intéressement doit être arbitré à part, car son traitement fiscal peut changer la décision. À compter de l’information sur le montant attribué, le salarié dispose de 15 jours pour demander son versement immédiat, sinon, la somme est en principe placée automatiquement sur le PEE lorsqu’il existe . Perçue directement, elle est soumise à l’impôt sur le revenu. Placée dans un PEE ou un PER d’entreprise collectif dans les conditions prévues, elle peut être exonérée d’impôt dans la limite de 36 045 euros en 2026, tout en restant soumise aux contributions sociales. Un éventuel abondement de l’employeur doit aussi peser dans l’arbitrage.

Une fois le budget de rentrée couvert, les dettes les plus coûteuses maîtrisées et l’épargne de précaution constituée, l’argent destiné à un projet à moyen ou long terme peut être diversifié. L’assurance-vie permet de combiner fonds en euros et unités de compte , ces dernières présentant un risque de perte en capital. Chez BoursoBank, le contrat BoursoVie est accessible à partir de 300 euros , propose plus de 600 supports et permet des rachats partiels avec des fonds annoncés disponibles sous 72 heures. Les frais de gestion du contrat sont de 0,75 % par an.

Une fois les priorités couvertes, place à l’investissement

Pour une somme dont on sait qu’elle ne sera pas nécessaire avant plusieurs années, le PEA peut ensuite entrer en jeu . Cette enveloppe permet d’investir notamment en actions, OPC ou ETF éligibles, dans la limite de 150 000 euros de versements. Après cinq ans, les gains retirés sont exonérés d’impôt sur le revenu, tout en restant soumis aux prélèvements sociaux. Les marchés comportent toutefois un risque de perte en capital. Chez BoursoBank, le PEA est accessible avec un versement initial de 10 euros et propose deux modes de gestion, ce qui permet de commencer progressivement.

Le bon ordre n’est donc pas « salaire, puis prime, puis intéressement », mais « besoins proches, sécurité, avantages disponibles, projets, investissement ». Le salaire organise le mois, une augmentation peut renforcer l’épargne automatique, une prime ponctuelle sert d’accélérateur et l’intéressement doit être comparé aux dispositifs d’épargne salariale proposés par l’entreprise. Ensuite seulement viennent les enveloppes de moyen et long terme, comme l’assurance-vie et le PEA. Cette hiérarchie évite surtout deux erreurs : immobiliser de l’argent dont on aura bientôt besoin, ou laisser dormir durablement une somme destinée à un projet lointain.

1 commentaire
  • 15:26

    qu elle beau sujet


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