PER : comment savoir s’il est intéressant dans votre situation ? / iStock.com - Igor Kutyaev
Qu’est-ce qu’un PER ?
Disponible depuis le 1er octobre 2019, le PER ou Plan d’épargne retraite est un produit d’épargne retraite. Il a été mis en place pour remplacer progressivement d’autres solutions comme le contrat Madelin notamment. Il existe trois formes de PER : le PER individuel ou PERIN ; le PER d’entreprise collectif ou PERECO/PERECOL ; le PER d’entreprise obligatoire. En somme, il y a un PER individuel et deux PER d’entreprise. Le PER individuel, ouvert à tous, peut être souscrit auprès d’une banque, d’une compagnie d’assurance, d'une mutuelle ou d'une société de gestion. Le PER d’entreprise collectif est un plan ouvert à tous les salariés d’une entreprise et ce, sans obligation de souscription. Enfin, le PER d’entreprise obligatoire est un plan dont la souscription est imposée aux salariés concernés.
Comment savoir si le PER est intéressant pour vous ?
Bien qu’étant une solution d’épargne retraite qui attire de nombreuses personnes, le PER n’est pas forcément adapté à tous les profils. Avant de souscrire un plan d’épargne retraite, nous vous invitons à vous intéresser à votre situation fiscale, à votre situation patrimoniale ainsi qu’à vos objectifs à long terme. Concernant votre situation fiscale, sachez que le PER est avantageux mais plutôt pour les personnes situées dans les TMI (tranches marginales d’imposition) de 30 à 45 %. Pour les personnes ne payant pas d’impôts ou en payant peu, le PER n’est pas forcément une solution pertinente, même s'il est possible de renoncer à la déduction des versements à l’entrée. Dans ce cas, le capital ne sera alors pas imposé à la sortie, seuls les gains le seront. Cette option rend le PER envisageable même à faible TMI. Il faut cependant garder en tête que plus la TMI est élevée et plus l’avantage fiscal dont on bénéficie avec le PER est intéressant. Qu’en est-il de vos objectifs ? Le but du PER est de débloquer les fonds au moment de la retraite. Il est toutefois possible de demander un déblocage anticipé, seulement en cas d'invalidité, de décès du conjoint ou partenaire de PACS, de fin des droits au chômage, de surendettement, de liquidation judiciaire d’une activité non salariée et d'achat de la résidence principale. Si vous pensez avoir besoin de l’argent dans les 5 ou 10 prochaines années, par exemple, mieux vaut se tourner vers une autre solution. Pensez aussi à comparer votre fiscalité actuelle et celle qui sera appliquée lorsque vous serez en retraite afin de savoir si le PER est la solution d’épargne qu’il vous faut. De même, regardez bien les différents frais appliqués : frais sur les versements, frais de gestion, frais d’arbitrage… Pour terminer, comparez le PER avec d’autres solutions d’épargne. Un livret (A, LDDS, LEP…) ou un contrat d’assurance-vie pourrait être plus intéressant selon votre situation. Investir dans l’immobilier peut aussi être une solution à envisager. Si, après avoir vérifié ces divers points, vous estimez que le PER est la solution qu’il vous faut, voici comment procéder à la souscription d’un tel plan.
Souscrire un PER
Vous souhaitez souscrire un PER individuel ? Rapprochez-vous de votre banque, de votre compagnie d’assurance ou encore d’un courtier et faites une demande de souscription d’un PER. Pensez à bien vérifier les conditions mises en place par l’établissement choisi et à bien vérifier les divers frais appliqués. Intéressez-vous aussi au mode de gestion. Enfin, réunissez toutes les pièces justificatives nécessaires. À noter, la loi de finances pour 2026 a modifié plusieurs règles du PER, à prendre en compte avant de souscrire : l’avantage fiscal disparaît à partir de 70 ans : les versements effectués à compter de cet âge ne sont plus déductibles du revenu imposable ; les plafonds de déduction non utilisés peuvent désormais être reportés sur cinq ans, contre trois auparavant. Cette mesure ne s’applique qu’aux plafonds générés à partir de 2026 : les reliquats des années 2023 à 2025 restent soumis à l’ancienne limite de trois ans. la hausse de 1,4 point de la CSG sur les revenus du capital porte les prélèvements sociaux appliqués aux gains du PER de 17,2 % à 18,6 %. La fiscalité à la sortie est donc un peu plus lourde.
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