Le gouvernement compte sur l'épargne salariale pour booster la consommation des ménages. (illustration) (Nattanan23 / Pixabay )
Pour booster la consommation des ménages, le gouvernement souhaite encourager les salariés à percevoir directement leurs primes d’intéressement et de participation, plutôt que de les orienter vers des produits d’épargne.
Selon BFM Business , cette mesure est portée par Serge Papin, ministre chargé des PME, du Commerce et de l’Artisanat. Le sujet a été remis sur la table lors d’une réunion avec les organisations patronales, en novembre 2025. L’objectif est clair : assouplir la fiscalité de ces primes afin qu’elles irriguent plus directement l’économie réelle.
Un dispositif actuel qui privilégie l’épargne
Actuellement, environ 60 % des sommes versées par les entreprises au titre de l’intéressement et de la participation sont placées sur un plan d’épargne d’entreprise (PEE) ou un plan d’épargne retraite collectif, contre 40 % seulement versées immédiatement aux salariés.
Cette répartition s’explique largement par la fiscalité. Lorsqu’un salarié choisit de percevoir ces primes sans les placer, elles sont soumises à la CSG (9,2 %), à la CRDS (0,5 %), mais aussi à l’impôt sur le revenu. Elles doivent donc être déclarées, ce qui augmente mécaniquement le revenu fiscal de référence. À l’inverse, les sommes placées sur un plan d’épargne peuvent être exonérées d’impôt sur le revenu après cinq ans, dans la limite annuelle de 35 325 euros, rendant cette option nettement plus attractive.
Un déblocage exceptionnel pour 2026
Pour stimuler une utilisation immédiate de ces sommes, le ministre envisage un assouplissement exceptionnel des règles de déblocage de l’intéressement et de la participation en 2026. Le dispositif permettrait aux salariés de percevoir jusqu’à 2 000 euros sans fiscalité et concernerait les sommes versées sur les plans d’épargne d’entreprise (PEE) avant le 31 décembre 2025.
La mesure ciblerait les salariés percevant maximum deux fois le SMIC, soit environ 3 millions de personnes, pour un montant global estimé à un peu moins de 4 milliards d’euros. Cette mesure ferait l'objet d'un décret, afin d’en accélérer la mise en œuvre.
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