Toujours supérieur à celui du gaz, le tarif réglementé de l'électricité s'établit à 0,2001 euro TTC par kilowattheure, en option Base pour une puissance de 6 kVA. Illustration. (BOOM / Pexels)
Les Français qui se chauffent au gaz risquent de voir leur facture augmenter sensiblement à cause de la revalorisation des tarifs attendue le 1er novembre 2026. Ont-ils pour autant intérêt à passer à l'électricité pour faire des économies ? La Dépêche du Midi a apporté des éléments de réponses, ce dimanche 18 octobre 2026.
« Le gaz reste moins cher »
Au regard des chiffres, il apparaît que le chauffage électrique n'est toujours pas la solution la plus avantageuse. « Aujourd'hui, le gaz reste moins cher que l'électricité, mais son avantage s'est considérablement réduit avec la hausse des prix » , selon Maxime de La Raudière, Directeur Général Délégué du comparateur Sélectra.
Pour un ménage consommant 11.200 kWh par an, la différence de coût entre les deux modes de consommation représente encore 282 à 288 euros par an, d'après les estimations de Selectra. En cause : le prix du kilowattheure, toujours inférieur pour le gaz. À partir du 1er novembre, il atteindra 0,15760 euro TTC pour la part variable du chauffage, soit une hausse mensuelle de 8,3 %. À titre de comparaison, le tarif réglementé de l'électricité s'établit à 0,2001 euro TTC par kilowattheure, en option Base pour une puissance de 6 kVA. Le prix du gaz reste donc environ 21 % moins coûteux, même s'il était « jusqu'à deux fois moins cher que l'électricité » avant la crise énergétique, selon Maxime de La Raudière.
11 % d'augmentation sur un an
Cette différence risque même d'être de moins en moins marquée. Le prix repère moyen du gaz progressera de 6,6 % TTC en novembre, ce qui devrait alourdir d'environ 12 euros la facture mensuelle des ménages dont l'offre y est indexée, selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Sur toute l'année 2026, elle devrait dépasser de 135 euros celle de 2025, soit 11 % d'augmentation. En revanche, les près de 40 % de consommateurs bénéficiant d'un contrat à prix fixe ne subiront pas directement cette hausse.
Si le gaz conserve un avantage face aux radiateurs électriques traditionnels, la situation peut changer avec une pompe à chaleur. Son fonctionnement lui permet en effet de restituer 3 à 4 kWh de chaleur en utilisant seulement 1 kWh d'électricité. Cependant, son coût d'achat et d'installation peut être conséquent, raison pour laquelle il n'est pas toujours intéressant de remplacer une chaudière si elle est en bon état.