Dans 25 % des cas, des dysfonctionnements importants sont apparus lors des tests de surchauffe. Illustration. (Jo_Johnston / Pixabay)
L'ensemble des sèche-cheveux testés par le laboratoire LCIE Bureau Veritas dans le cadre de l'étude commandée par le Gifam (Groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils et d’équipement ménager) s'est révélé non conforme, révèle Le Parisien . Certains appareils sont même dangereux. Le Gifam et la DGCCRF ont invité les consommateurs à la prudence, notamment quand le prix est très bas.
Des informations manquantes
« On est face à une fast-fashion de l’électroménager, avec des vendeurs interchangeables » , a résumé Olivia Guernier, déléguée générale du Gifam. L'étude s'est penchée sur 15 modèles low cost à moins de 18 euros. Ils ont été achetés en ligne sur AliExpress, Amazon, Boulanger, Cdiscount, Darty et Temu. Ils étaient à chaque fois proposés par des vendeurs tiers. Une fois récupérés, les sèche-cheveux ont été soumis à des analyses et à des tests.
Ils étaient tous non conformes et dix d'entre eux étaient dépourvus de marquage ou d’informations essentielles pour le consommateur. La plaque signalétique, qui indique le nom du fabricant, le numéro du lot et la puissance électrique adaptée, est souvent manquante. « Cette plaque, c’est le B.A.-BA. Cela montre qu’il n’y a aucune volonté de se mettre en conformité. (...) Si demain vous vous brûlez avec votre sèche-cheveux, vous n’aurez personne vers qui vous tourner » , a déclaré Olivia Guernier.
Des cas de surchauffe
Parfois, la non-conformité concernait une norme de sécurité. Dans 25 % des cas, des dysfonctionnements importants sont apparus lors des tests de surchauffe. L'étude fait notamment état d'un modèle qui a fondu par endroits à l'issue du test, avec des cloques qui sont apparues sur la buse et la coque. Il dispose pourtant du sigle de conformité européenne (CE).
Ces résultats correspondent à ceux de la DGCCRF de 2025. Sur 15 sèche-cheveux issus de sept plateformes étrangères, tous étaient non conformes, et 14 d'entre eux étaient aussi dangereux. Informées des résultats de l'étude du Gifam, trois des marketplaces sur six ont choisi de déréférencer les produits. Cdiscount, Boulanger et Temu assurent d'ailleurs se montrer très vigilantes. « Je suis retournée sur l'un des sites, j’y ai trouvé presque 200 références de 5,99 à 20 euros, qui ressemblent beaucoup aux modèles qu’on a testés » , a toutefois déploré Olivia Guernier.