La plupart des stations en rupture font partie du réseau TotalEnergies, qui applique un plafonnement des prix. (illustration) (Andreas160578 / Pixabay)
Il n'y a pas de risque de pénurie de carburant selon la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Mais la tension est bien réelle dans les stations-service françaises, alors que les tarifs ont atteint des niveaux record ces derniers jours. Ce dimanche 20 septembre, 15 % d'entre elles étaient en rupture d'au moins un carburant, rapporte TF1 Info . Et ce taux a tendance à augmenter puisqu'il était de 11 % vendredi 18 septembre.
Les stations Total prises d'assaut par les automobilistes
C'est dans le Grand-Est que la situation est la plus critique. Dans cette région, 20 % des stations étaient en rupture d’essence ou de gazole. En Meurthe-et-Moselle, une station a d'ailleurs annoncé qu'elle allait fermer temporairement tant que les tarifs ne retrouveront pas des niveaux raisonnables. Les gérants se refusent en effet à vendre du gazole à 3 euros le litre.
Viennent ensuite les Pays-de-la-Loire (17 %), le Centre-Val-de-Loire (16 %), l’Occitanie (16 %) et la Normandie (16 %). La Corse semble pour le moment épargnée par le phénomène.
Maud Bregeon a indiqué que 90 % de ces stations en rupture faisaient partie du réseau TotalEnergies. Rien d'étonnant puisque le groupe applique toujours un plafonnement des prix à 1,99 euro pour l'essence et 2,25 pour le gazole. La porte-parole du gouvernement a précisé que le pays n'avait pas puisé dans les trois mois de stocks stratégiques dont il dispose.