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En 2026, partir en vacances demande de plus en plus d’arbitrages. Une étude révèle combien le budget influence désormais les projets d’été.
Les vacances d’été restent un rendez-vous important pour de nombreux Français, mais elles sont aussi devenues un poste de dépense difficile à absorber. En 2026, le coût du transport, de l’hébergement ou encore des repas pousse une partie des ménages à revoir sérieusement leurs projets. Une étude YouGov réalisée pour SumUp auprès de 1 013 personnes montre ainsi que 21 % des Français ne partiront pas en vacances cet été pour des raisons financières. Autrement dit, plus d’une personne sur cinq renonce au départ faute de pouvoir l’intégrer à son budget.
Des vacances de plus en plus difficiles à financer pour certains ménages
Ce chiffre s’inscrit dans une tendance plus large. Au total, 32 % des personnes interrogées expliquent avoir déjà reporté ou annulé des vacances, ou réduit leurs sorties au restaurant au cours de l’année, pour préserver leurs finances. Les loisirs deviennent donc l’une des variables d’ajustement lorsque les dépenses courantes prennent davantage de place. Et tous les profils ne sont pas touchés de la même manière. Les femmes sont 26 % à déclarer qu’elles ne peuvent pas partir, contre 16 % des hommes. Chez les plus de 55 ans, la proportion atteint également 26 %, alors qu’elle tombe à 13 % parmi les 18-24 ans.
Les écarts apparaissent aussi selon le lieu de résidence. À Paris, 11 % des habitants interrogés disent devoir renoncer à leurs vacances, soit nettement moins que dans plusieurs autres régions. Cette proportion grimpe à 27 % dans le Nord-Ouest et à 25 % dans le Nord-Est. Derrière le simple choix de partir ou non se dessinent ainsi des différences importantes de capacité financière selon les territoires. Surtout, rares sont ceux qui abordent encore leurs congés sans regarder à la dépense : seuls 6 % des Français disent pouvoir profiter de leurs vacances sans réelle contrainte budgétaire.
Un budget de plus en plus encadré avant et pendant le séjour
Pour les autres, le départ reste possible à condition de s’organiser davantage. Les 25-34 ans sont particulièrement nombreux à chercher des solutions en amont : 27 % envisagent ou recherchent des revenus complémentaires afin de financer leurs vacances, tandis que 16 % réduisent certaines dépenses pendant l’année pour se constituer une enveloppe plus importante. D’autres revoient directement le format de leur séjour. Ainsi, 12 % choisissent de partir moins longtemps plutôt que d’annuler complètement leurs vacances, et 18 % maintiennent leur projet en réduisant leur budget grâce aux promotions et aux bons plans.
Cette vigilance continue une fois les valises posées. Plus d’un tiers des Français, soit 35 %, fixent un budget précis avant leur départ. Les femmes sont plus nombreuses à adopter cette méthode, avec 38 % contre 31 % des hommes. Dans le Sud-Est, 40 % des voyageurs anticipent ainsi leurs dépenses. Et la préparation ne suffit pas toujours : 28 % des personnes interrogées suivent ensuite leur budget pendant leur séjour pour éviter les mauvaises surprises. Chez les 25-34 ans, cette proportion monte à 35 %, tandis que les plus de 55 ans sont 31 % à vérifier quotidiennement ce qu’ils dépensent.
Un plaisir toujours recherché, mais de plus en plus encadré
Même avec ces précautions, les vacances peuvent laisser des traces sur les finances des semaines suivantes. Lorsque les dépenses dépassent l’enveloppe prévue, 22 % des Français expliquent compenser à leur retour en réduisant leurs achats. Ce comportement concerne même 27 % des 25-34 ans. La question du paiement prend également une place croissante dans l’organisation des séjours, notamment à l’étranger. Les voyageurs sont 76 % à considérer les retraits gratuits hors de France comme importants et 75 % souhaitent éviter les frais sur les paiements internationaux. L’assurance voyage et santé compte aussi pour 68 % des répondants.
Les vacances n’ont donc pas disparu des priorités, mais leur préparation ressemble de plus en plus à un exercice d’équilibre. Pour une partie des Français, il faut économiser davantage, partir moins longtemps, surveiller ses dépenses ou accepter de réduire son train de vie au retour. Le chiffre des 21 % de personnes contraintes de renoncer au départ résume à lui seul cette pression. Et pour ceux qui réussissent encore à partir, le séjour se construit souvent autour d’un budget calculé au plus près. En 2026, partir en vacances reste un plaisir, mais beaucoup ne peuvent plus se permettre de le faire sans compter.
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