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Un avion de chasse frôle sa maison et endommage son toit, l’habitant doit payer les réparations lui-même

information fournie par Boursorama avec Newsgene 21/05/2026 à 15:52

L’homme n’a pas pu être couvert par son assurance et a dépensé 1.500 euros de sa poche. Illustration.  (PokeyArt / Pixabay)

L’homme n’a pas pu être couvert par son assurance et a dépensé 1.500 euros de sa poche. Illustration. (PokeyArt / Pixabay)

La maison d'un habitant de Virieu-le-Grand (Ain) a été endommagée à la suite du survol d'un Rafale le 4 juillet 2025. L'habitant a dû payer lui-même les 1.500 euros de réparations et n'a jamais pu obtenir de remboursement.

Un habitant de Virieu-le-Grand (Ain) a vu sa maison survolée à très basse altitude et à grande vitesse par un Rafale de l’Armée de l’Air le 4 juillet 2025. Au-delà de la grosse frayeur que l'avion de chasse lui a provoquée, l'appareil a également causé des dégâts sur la toiture de l'habitation en raison de sa vitesse et de sa proximité. L’octogénaire a dû régler lui-même la facture pour les réparations, qui s’est élevée à 1.500 euros, rapporte Le Progrès .

D'importants dégâts

« Si cela avait été plus cher, c’était aussi tout pour ma pomme » , a-t-il regretté. Cet après-midi d’été caniculaire était calme jusqu’au passage du Rafale. « J’ai entendu comme un craquement métallique, un bruit bizarre » , s’est souvenu l'habitant. Une fois l’avion passé, il s'est précipité dans son jardin et a remarqué que plusieurs des tuiles de son toit avaient été aspirées par l’aéronef et projetées un peu partout, jusqu’à 18 mètres de distance. Cinq à six mètres carrés de tuiles autour de la cheminée ont également été déplacées et le volet de la fenêtre du toit a été endommagé.

Son voisin, ramoneur et sapeur-pompier, puis les gendarmes, sont venus constater les dégâts. « Vu l’état de mon toit, on pensait qu’une pièce était tombée de l’avion, ou qu’il s’agissait d’un débris de satellite » , a-t-il déclaré. Au total, une vingtaine de tuiles a dû être remplacée et un charpentier est intervenu pour refaire la sous-toiture.

Aucun délit

Les dégâts auraient pu être encore plus importants. Matériellement d’abord, car le passage de l'avion aurait pu causer des dommages à la charpente. Mais surtout, le retraité a évoqué les risques si des personnes étaient présentes dans le jardin à ce moment-là. « Il y aurait eu un mort, car quand les avions passent, on n’a pas le temps de réagir » , a-t-il assuré.

L’homme n’a pas pu être couvert par son assurance pour les réparations. De plus, sa plainte n'a pas abouti puisqu'aucun délit n’a été commis. En effet, les militaires ont le droit, dans le cadre de leurs entraînements, de réaliser ce type de survols à très basse altitude, même au niveau de zones habitées. Contacté, le ministère des Armées a néanmoins rappelé que « toute personne s’estimant victime de préjudices susceptibles d'être liés au passage d’un aéronef militaire dispose de voies de recours légales pour faire valoir ses droits auprès des services compétents » .

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