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Si l'inflation a accéléré à 2,4% en août sur un an (après 2,1% en juillet), a confirmé l'Insee ce mardi, certains produits connaissent des hausses beaucoup plus importantes.
Ce n'est pas le moment de préparer une ratatouille, une salade grecque ou même une simple salade verte. Si l'inflation a grimpé à 2,4% en août sur un an (après 2,1% en juillet), a confirmé l'Insee ce mardi, certains produits connaissent des hausses beaucoup plus importantes. À l'image des légumes à feuilles ou à tiges (salades, endives…), dont les tarifs ont bondi de 21,3%, ou des légumes frais à fruits (tomates, courgettes…), à +22,3%. Ces augmentations sont «les plus spectaculaires» , observe Sébastien Faivre, responsable de la division prix à la consommation à l'Insee. Les raisons ne sont pas surprenantes : elles s'expliquent par un été extrêmement chaud, qui a causé d'importantes sécheresses, ainsi que par la hausse du coût de l'énergie, liée à la guerre au Moyen-Orient.
Les légumes ne sont pas les seuls à être touchés par une forte hausse des prix liée au coût de l'énergie. On peut citer aussi les fruits surgelés (+23,6%). La conservation par le froid, notamment la congélation, nécessite en effet d'importantes consommations d'énergie. Le poisson, lui, a augmenté de 6,8% en août sur un an, pour compenser la hausse des tarifs des carburants, qui pèse lourdement sur les finances des pêcheurs.
L'interminable hausse du coût de l'énergie
Du côté de l'énergie, les prix ont monté de 16,7% en août 2026 sur un an, portés par la hausse des tarifs des produits pétroliers (+28,7%). Dans le détail, l'essence a pris 19% et le gazole 36%, conséquence de la poursuite de la guerre au Moyen-Orient, ainsi que des bombardements ukrainiens sur des raffineries russes. «Les cours du pétrole réagissent très vite aux tensions géopolitiques» , rappelle Sébastien Faivre. Les prix du gaz ont, eux, augmenté de 14,3%, et une nouvelle augmentation est à prévoir en octobre . La hausse est encore plus marquée pour le fioul : +47,8%, car c'est un produit pétrolier fortement raffiné.
Dans un tout autre secteur, les prix des services de communication fixe et mobile ont augmenté de 27,9%. Les prémices du prochain passage de quatre à trois opérateurs, avec le rachat de SFR ? Pour l'instant, ceci s'explique essentiellement par la diminution des offres premium de la part des branches low-cost des opérateurs, qui permettent d'ajouter des gigas de 5G pour des sommes modiques. Enfin, une bonne nouvelle : le chocolat n'a augmenté que de 3,5% sur l'année écoulée, contre 15% l'année précédente. Et ce, grâce au reflux des cours du cacao, qui s'explique notamment par l'amélioration des perspectives de récolte dans les principaux pays producteurs.

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