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Violences à Paris: Grégoire dénonce un "pourrissement" du mouvement social "organisé par le gouvernement"
information fournie par AFP 19/10/2026 à 10:39

Le maire PS de Paris Emmanuel Grégoire le 1er juillet 2026 à Paris ( AFP / JULIEN DE ROSA )

Le maire PS de Paris Emmanuel Grégoire le 1er juillet 2026 à Paris ( AFP / JULIEN DE ROSA )

Le maire PS de Paris Emmanuel Grégoire a lié lundi les violences commises dans la capitale depuis samedi à une "forme de pourrissement de ce mouvement social organisé par le gouvernement".

"C'est le temps de demander des réponses sur la question politique. S'il y a des casseurs, c'est qu'il y a des mouvements sociaux et qu'il y a une forme de pourrissement de ce mouvement social qui est organisé par le gouvernement", a déclaré Emmanuel Grégoire sur France Inter.

"Il n'y a aucune perspective politique de sortie par le haut" de ce mouvement qui "s'est enkysté", a-t-il déploré.

Selon le maire, "ce qui s'est passé dans Paris ce week-end, c'est l'État qui a été mis en faute, c'est l'État qui a été défaillant". Il a décrit de nouvelles "scènes insupportables" de pillage touchant "au moins une trentaine de commerces" de la capitale dimanche et dans la nuit.

"Ce lundi matin, la première chose que je me suis dite c'est +ouf qu'il n'y ait pas eu de mort+", a-t-il ajouté, estimant qu'il "fallait comprendre" ce qui avait "dysfonctionné".

M. Grégoire a questionné "le nombre de personnes sur le terrain présentes pour les forces de l'ordre", ainsi que "la sous-estimation du nombre de casseurs qui ont pourri le mouvement social".

"Quand j'entends le Premier ministre dire que le mouvement des lycéens, c'est LFI, c'est une insulte au mouvement des lycéens. Ca n'est vrai, ça n'est pas eux qui ont cassé", a souligné le maire de Paris, qui avait refusé lors des municipales en mars de s'allier avec les Insoumis.

Le maire de Marseille Benoît Payan (DVG), également interrogé sur France Inter, a déploré pour sa part que "les seules réponses suggérées" face à une "situation insurrectionnelle" soient "des coups de menton (...) pour essayer de pointer la responsabilité de telle ou telle organisation politique".

Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit recevoir les maires de Paris, Lyon et Marseille à une date encore à déterminer.

4 commentaires

  • 11:27

    Pour ce qui est de "pourrissement"...il parle de vécu sur son parcours...


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