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Vers une reprise de la guerre? L'Iran avertit de l'impact "dévastateur" sur les marchés
information fournie par AFP 28/10/2026 à 21:17

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le 27 octobre 2026, à Moscou en Russie ( POOL / Igor IVANKO )

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le 27 octobre 2026, à Moscou en Russie ( POOL / Igor IVANKO )

L'Iran a mis en garde mercredi contre "l'impact dévastateur" sur les marchés mondiaux d'une possible reprise des hostilités dans la région, et affirmé mener des discussions sur une réouverture du détroit d'Ormuz, au lendemain d'un nouvel avertissement du dirigeant israélien sortant Benjamin Netanyahu.

Au soir des élections législatives donnant une courte avance à son camp, M. Netanyahu a jugé qu'Israël avait "une opportunité historique unique" avec le président américain Donald Trump d'"éliminer définitivement la menace existentielle" de Téhéran.

M. Netanyahu a ciblé la République islamique à répétition dans les derniers jours de la campagne.

Israël a déjà attaqué le pays à deux reprises, en juin 2025 puis fin février 2026 aux côtés des États-Unis, déclenchant un conflit qui s'est étendu à tout le Moyen-Orient.

Si une accalmie a été observée sur le terrain depuis début septembre, des signes laissent présager d'une reprise des frappes. Les États-Unis ont ainsi renforcé leur dispositif militaire dans la région et adressé des avertissements aux ressortissants américains dans la région.

Mercredi, le Wall Street Journal a rapporté que Washington avait demandé à plusieurs pays du Golfe de se préparer à une éventuelle "campagne militaire courte et intense" contre l'Iran, après les élections de mi-mandat américaines du 3 novembre.

Le journal, citant des sources briefées sur ces échanges, a précisé que Donald Trump n'avait pas encore pris de décision définitive.

"Plan de sept jours"

La guerre, qui a entravé les exportations des pétromonarchies de la région, a fait vaciller l'économie mondiale en poussant les cours du pétrole et du gaz au plus haut depuis des années.

Porté par le regain d'inquiétudes, le Brent, référence internationale, a évolué mercredi au-dessus de 115 dollars, contre 70 dollars avant la guerre. Le gaz européen a lui dépassé les 100 euros le mégawattheure pour la première fois depuis quatre ans.

"L'impact dévastateur sur les marchés internationaux de toute aventure militaire initiée par Israël dans la région du Golfe persique demeure une préoccupation majeure tant pour les fournisseurs de gaz que pour les consommateurs", a écrit sur X le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.

En cas de nouvelle attaque, Téhéran a mis en garde contre des représailles d'une plus grande ampleur, qui cibleraient les infrastructures liées aux États-Unis au Moyen-Orient, notamment les centres de données et systèmes d'intelligence artificielle.

M. Araghchi a ensuite affirmé que l'Iran continuait de discuter avec les médiateurs de son plan pour rouvrir le détroit d'Ormuz, au coeur du conflit, présenté en septembre.

"Nous restons en contact étroit et permanent avec les intermédiaires afin d'examiner des idées qui peuvent garantir la mise en oeuvre de notre plan de sept jours", a-t-il indiqué.

Donald Trump avait rejeté ce plan, mais laissé la porte ouverte à la poursuite de négociations indirectes.

L'Iran conditionnait une réouverture du détroit, stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, notamment à un cessez-le-feu de sept jours, le dégel de ses avoirs détenus à l'étranger, la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier ainsi que la fin du blocus naval américain contre ses ports.

Ces conditions figuraient dans un protocole d'accord irano-américain conclu en juin, après un cessez-le-feu en avril pour mettre fin à 40 jours d'échanges de frappes. Mais la fragile entente a volé en éclats cet été, et les efforts diplomatiques pour un règlement marquent le pas.

Médiation qatarie

Le site d'information américain Axios a rapporté mercredi que des médiateurs conduits par le Qatar tentaient de relancer les discussions irano-américaines, pour empêcher une reprise de la guerre après les élections de mi-mandat du 3 novembre aux États-Unis.

Selon Axios, les Qataris tentent "de convaincre l'Iran d'autoriser les inspecteurs de l'ONU à visiter ses sites nucléaires bombardés en échange d'un certain allègement des sanctions" américaines.

L'Iran avait indiqué qu'une délégation qatarie s'était rendue à Téhéran dimanche.

Les menaces de Benjamin Netanyahu de lancer une nouvelle campagne militaire contre l'Iran font aussi des remous en Israël.

Dans l'attente de la formation d'un nouveau gouvernement, M. Netanyahu n'est chargé que de "gérer les affaires courantes", a rappelé à l'issue du scrutin son rival Gadi Eisenkot, appelant les responsables sécuritaires et les agents de l'État à "rester fermes face à toute tentative" d'"utiliser la sécurité d'Israël à des fins politiques".

1 commentaire

  • 21:30

    L iran des islamistes est bientôt finie...


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