L'un des principaux entrepôts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Ukraine a été touché dans la nuit de jeudi à vendredi lors d'un bombardement russe dans la région de Kyiv, a annoncé le porte-parole de l'OMS Christian Lindmeier à Genève.
"L'accès au site est restreint pour des raisons de sécurité et en raison d'une fumée épaisse. Nous sommes en train d'évaluer les potentiels dommages et pertes de matériels", a-t-il dit à la presse.
Un second entrepôt de l'OMS renfermant du matériel humanitaire avait été visé par l'armée russe en août dans la ville de Dnipro (sud). La moitié des équipements et médicaments, destinés à quelque 225.000 personnes habitant près de la ligne de front, dans des zones difficiles d'accès, avait été détruite.
Un autre bâtiment utilisé par l'OMS a été endommagé par des bombardements russes près de la capitale ukrainienne en juillet, a précisé Christian Lindmeier à des journalistes.
"Ces attaques participent d'une tactique plus large visant les opérations humanitaires dans le pays. En 2026, au moins vingt attaques ont affecté les entrepôts contenant du matériel humanitaire, dont 15 sur des sites abritant du matériel médical", a-t-il dit.
Les forces armées russes ont également attaqué dans la nuit des infrastructures énergétiques dans la région d'Odessa (sud), a rapporté le ministère ukrainien de l'Energie.
Selon le gouverneur de l'oblast d'Odessa, Oleh Kiper, une personne a été tuée et cinq personnes blessées.
L'armée russe, cité par le ministère de la Défense, affirme par ailleurs avoir bombardé en mer Noire deux cargos transportant des armes, des munitions et des équipements destinés aux forces ukrainiennes. L'information n'a pu être vérifiée de sources indépendantes par Reuters.
En Russie, deux personnes ont été tuées dans la région de Briansk (ouest) par un drone ukrainien, a annoncé le gouverneur Iegor Kovaltchouk sur Telegram vendredi.
Une autre frappe de drone a causé un incendie dans un dépôt pétrolier de la ville portuaire russe de Sotchi, ont rapporté les autorités de Krasnodar, sur Telegram.
(Reportage Reuters, Anna Pruchnicka, Olivia Le Poidevin à Genève, version française Sophie Louet, édité par Tangi Salaün)

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