Les pays de l'Union européenne tenteront mercredi de trouver un compromis pour parvenir à un accord sur un 21e train de sanctions contre la Russie, ont dit des diplomates européens.
Les nouvelles sanctions visent notamment le secteur bancaire russe, un effort pour mettre le système financier du pays sous pression.
Le nouveau train de sanction prévient d'ajouter quelque 215 personnes et entités, dont 94 institutions financières, à leur liste de sanctions.
Des sources diplomatiques européennes ont déclaré que le but de ces nouvelles inscriptions était de décourager les pays tiers de traiter avec ces prêteurs russes.
La Commission européenne a par ailleurs proposé de geler le plafond du prix du pétrole à son niveau actuel de 44,10 dollars le baril pendant six mois. Ce plafond avait été révisé l'année dernière afin de suivre l'évolution des cours du pétrole et avait été abaissé par rapport à son niveau antérieur de 60 dollars le baril.
La Grèce, qui souhaite voir l'UE assouplir les restrictions visant gaz naturel liquéfié (GNL) russe, représente le principal obstacle à l'adoption des nouvelles sanctions.
Les diplomates des pays de l'UE avaient espéré que la défaite électorale de Viktor Orban en Hongrie se traduirait par une adoption facile des nouvelles sanctions.
Des divisions sont toutefois apparues au sein du bloc, alors que la Commission européenne tente d'à accentuer la pression sur Moscou.
(Julia Payne; version française Camille Raynaud)

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