La commission électorale tunisienne a déclaré samedi qu'elle n'avait validé provisoirement que trois candidatures pour l'élection présidentielle, dont le chef de l'Etat sortant Kaïs Saïed, alors que l'opposition dénonce une volonté d'écarter tout candidat sérieux.
Outre Kaïs Saïed, la commission a précisé avoir accepté pour l'élection du 6 octobre les candidatures de Zouhair Magzhaoui, considéré comme proche du président sortant, et d'Ayachi Zammel, tout en rejetant 14 autres.
Ayachi Zammel est le chef du parti Azimoun et n'a jamais été considéré comme une personnalité politique influente.
Plusieurs opposants ont déclaré que le ministère de l'Intérieur avait refusé de leur fournir l'extrait de leur casier judiciaire désormais exigé par la commission pour valider une candidature.
Ils ont accusé les autorités de vouloir ramener la Tunisie à l'époque des simulacres d'élections qui étaient la norme avant la révolution de 2011.
Le président de la commission, Farouk Bou Asker, a assuré que les candidats écartés l'avaient été faute de signatures de soutien suffisantes et non en raison de l'absence de leur extrait de casier judiciaire.
(Reportage Tarek Amara; version française Tangi Salaün)

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