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Trump menace encore de "frapper fort" l'Iran après la reprise des hostilités
information fournie par Reuters 31/08/2026 à 18:18
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(Actualisé avec déclarations de Trump et d'une source iranienne, bilan)

par Parisa Hafezi et David Lawder

DUBAI/ASHVILLE, Caroline du Nord, 31 août (Reuters) - D onald Trump a promis lundi de "frapper fort" l'Iran après des tirs de missiles iraniens au cours de la nuit contre deux bases aériennes américaines en Jordanie en représailles à une attaque des Etats-Unis contre l'île iranienne de Larak.

"Nous allons les frapper fort", a dit le président américain, cité par un journaliste de Fox News. "Il y aura une riposte."

Une source iranienne de haut rang, s'exprimant auprès de Reuters, a qualifié la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, après un mois d'accalmie depuis fin juillet, d'"affrontement limité et maîtrisé" tout en ajoutant que Téhéran riposterait avec vigueur en cas de nouvelle attaque américaine.

Toujours cité par Fox News, Donald Trump a aussi affirmé que les systèmes américains de défense antiaérienne avaient abattu tous les missiles iraniens qui étaient susceptibles de provoquer des dégâts et que les nouvelles sanctions économiques américaines avaient un fort impact sur l'Iran.

Cette reprise des hostilités survient après plusieurs semaines d'intensification des efforts de la part des Etats-Unis pour tenter d'étouffer économiquement l'Iran, faute d'être parvenus à le vaincre militairement depuis le déclenchement de leur campagne de bombardements, avec Israël, le 28 février.

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, faisant écho à Donald Trump, a déclaré lundi que ces nouveaux échanges de tirs prouvaient que l'Iran "se déchaîn(ait)" maintenant en raison de l'impact des sanctions sur son économie déjà fragile.

"Ils prennent cela très au sérieux (...) ils sont choqués par l'état de leur économie", a-t-il dit à des journalistes lors d'une réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales du G20 en Caroline du Nord. "J'aurais tendance à penser qu'ils se déchaînent (...) parce qu'ils perdent économiquement."

Scott Bessent a déclaré dimanche à Reuters que de nouvelles sanctionsaméricaines seraient vraisemblablement annoncées de manière hebdomadaire afin d'accroître la pression sur Téhéran, avec le secteur bancaire comme priorité initiale.

PEZESHKIAN ADOPTE UN TON MESURÉ

Un responsable américain a déclaré que l'armée américaine avait bombardé dimanche des sites de tirs iraniens sur l'île de Larak après que "les forces du Corps des gardiens de la révolution islamique ont été observées en train de se préparer à tirer des roquettes avec des mines navales dans le détroit d'Ormuz".

Trois personnes sont mortes dans ce bombardement, a rapporté l'agence Tasnim. Deux d'entre elles ont été identifiées en tant que membres de la marine des Gardiens de la révolution, selon Nournews, un média semi-officiel proche des services de sécurité iraniens.

Larak est une petite île du détroit d'Ormuz près du port iranien de Bandar Abbas. Depuis le déclenchement des hostilités, l'Iran bloque de fait la navigation dans ce détroit, par lequel transitait environ un cinquième du commerce maritime mondial d'hydrocarbures avant le conflit.

Outre des représailles contre des bases américaines en Jordanie, l'armée iranienne a dit avoir aussi frappé la base aérienne d'Al Minhad lundi matin aux Emirats arabes unis.

Le ministère émirati de la Défense a toutefois démenti cette affirmation. Il a par la suite déclaré que son aviation avait ciblé un drone en provenance d'Iran dans les eaux territoriales des Emirats, sans plus de précisions.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a néanmoins adopté un ton mesuré lundi en déclarant au Premier ministre indien, Narendra Modi, en marge d'un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OSC) au Kirghizistan, que l'Iran souhaitait toujours parvenir à une issue négociée de son conflit avec les Etats-Unis.

"(...) nous nous efforçons toujours de parvenir à un accord et à un compromis et nous pensons que la poursuite de la guerre n'est dans l'intérêt de personne, ni le nôtre, ni celui de la région, ni celui de l'humanité", a dit le président iranien cité par l'agence semi-officielle iranienne Tasnim.

LA VIDÉO DE TRUMP EST "RISIBLE", DIT L'IRAN

Donald Trump a auparavant subi les sarcasmes de l'Iran après avoir publié au cours de la nuit de dimanche à lundi sur son réseau Truth Social une vidéo générée par intelligence artificielle accompagnée de ce commentaire: "L'île de Kharg est en train d'être réduite en miettes!!!"

Aucun élément ne permet de confirmer qu'une telle attaque a bien eu lieu et un responsable américain a déclaré lundi que l'armée américaine n'avait pas visé l'île de Kharg durant ses bombardements de la nuit précédente.

Un responsable iranien a qualifié la publication de Donald Trump de "risible".

Ni la Maison blanche ni le département de la Défense n'ont répondu dans l'immédiat aux demandes de commentaires.

J.D. Vance s'est efforcé lundi de défendre Donald Trump en déclarant que sa publication visait à adresser un message à l'Iran.

"Il serait le premier à dire qu'il ne fait pas d'annonce au sujet des actions militaires sur les réseaux sociaux mais je pense qu'il adresse un message aux Iraniens", a dit le vice-président américain.

Environ 90% des exportations de pétrole de l'Iran passaient par l'île de Kharg avant le déclenchement du conflit le 28 février.

Le cours du baril de Brent LCOc1 , référence du marché pétrolier, est repassé au-dessus de 90 dollars, en progression de 2,8% à 90,56 dollars vers 15h45 GMT.

Les Etats-Unis n'ont toujours pas atteint les objectifs énoncés en début de conflit par Donald Trump: démanteler le programme nucléaire de l'Iran, réduire sa capacité d'agression contre d'autres pays de la région et créer les conditions permettant à la population iranienne de renverser le régime théocratique au pouvoir à Téhéran depuis 1979.

(Eman Abouhassira à Dubai, David Lawder à Asheville, Caroline du Nord, Phil Stewart et Kanishka Singh à Washington, Helen Coster à New York et Yasmine Ghania et Hatem Maher au Caire, rédigé par Clarence Fernandez et Gareth Jones; version française Jean Terzian, Etienne Breban et Bertrand Boucey, édité par Benoit Van Overstraeten)

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5 commentaires

  • 19:47

    Après faut avoir le traducteur pour savoir ce qu'il faut acheter ou vendre en fonction des discours de Trump


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