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Trump dit envisager de renommer le lac Ontario sur fond de querelle USA-Canada
information fournie par Reuters 25/08/2026 à 19:03
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Donald Trump a déclaré mardi qu'il envisageait de modifier le nom du lac Ontario, pour l'appeler "lac Amérique", sur fond de querelle commerciale avec le Canada, à propos de laquelle le président américain a nié que la question de la francophonie a contribué à l'échec des négociations entre Washington et Ottawa.

Via son réseau Truth Social, le chef de la Maison blanche a déclaré que "les Etats-Unis envisagent sérieusement de changer le nom du lac Ontario, en lac Amérique, puisque nous ne nous attendons pas à avoir pendant longtemps des relations commerciales avec (la province canadienne de) l'Ontario".

Le lac Ontario, qui compte parmi les cinq Grands Lacs d'Amérique du nord, borde l'Ontario et l'Etat américain de New York.

Interrogé sur la chaîne CNBC sur les commentaires de Donald Trump, le ministre canadien en charge du Commerce, Dominic LeBlanc, a déclaré qu'Ottawa ne répondait pas aux messages publiés par l'administration américaine sur les réseaux sociaux.

"En tant que gouvernement fédéral, nous avons décidé il y a nombre de mois de ne pas répondre aux messages quotidiens sur les réseaux sociaux du président (américain) ou de ses secrétaires gouvernementaux", a-t-il dit.

Que Donald Trump décide effectivement de changer le nom du lac Ontario ne devrait avoir aucune influence sur la guerre commerciale avec le Canada engagée par le président américain.

L'ancien magnat de l'immobilier, qui se revendique de longue date comme un négociateur hors pair, peine également à trouver une issue à la guerre avec l'Iran qu'il a lancée en février dernier au côté d'Israël. Le conflit a provoqué une flambée des prix mondiaux de l'énergie, dont une hausse des coûts du carburant aux Etats-Unis.

Le Premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, qui s'en est vivement pris à Donald Trump dans des commentaires effectués après l'annonce des surtaxes américaines sur un éventail de produits canadiens, a jugé mardi sur CNN qu'il s'agissait selon lui purement de "rhétorique" de la part du président américain.

"Nous sommes le premier client de 17 Etats américains, le second de 12 autres", a-t-il dit. "L'Ontario à lui seul, s'il était indépendant, serait le troisième principal partenaire commercial mondial (des Etats-Unis)", a-t-il ajouté dans une interview sur la chaîne américaine.

"STUPIDE"

Après trois journées intenses de réunions de dernière minute, les négociations commerciales entre les Etats-Unis et le Canada ont échoué la semaine dernière, ouvrant la voie à l'instauration par Washington de surtaxes sur quelque 20 milliards de dollars d'importations canadiennes, conformément à une menace de Donald Trump. Le gouvernement canadien a annoncé mardi des mesures de représailles à portée similaire.

Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que les pourparlers avaient échoué en partie à cause de demandes effectuées par les négociateurs américains qui mettaient en danger des règles liées à l'utilisation du français dans le pays. L'anglais et le français sont les deux langues officielles du Canada, avec des statuts et droits égaux établis par la Constitution.

Donald Trump a nié que les réglementations canadiennes à propos du français ont contribué à l'échec des négociations commerciales. "Jamais je n'interférerais avec des Canadiens parlant français !", a-t-il écrit dans un message distinct publié sur Truth Social. "Je n'aurais même jamais pensé à faire quelque chose d'aussi stupide", a-t-il ajouté.

"Ce mensonge a été créé par un Premier ministre faible et inefficace afin de tenter d'obtenir un soutien politique, qu'il a totalement perdu, de la part de la population du Québec."

Washington a demandé cette année à Ottawa de revenir sur une nouvelle mesure contraignant les plateformes de 'streaming' à donner priorité aux contenus francophones pour leurs utilisateurs au Québec. Cette mesure a été mentionnée dans un rapport du représentant américain au Commerce comme un obstacle commercial pour les Etats-Unis.

Au Québec, où 80% de la population parle français, Donald Trump est plus détesté que dans n'importe quelle autre province canadienne, selon les enquêtes d'opinion. Un sondage publié ce mois-ci par Angus Reid montre que seulement 10% des Québécois ont une opinion favorable du président américain, et que même la conclusion d'un accord commercial entre les deux pays n'aurait pas réellement un effet positif pour sa cote de popularité.

(Katharine Jackson et Bhargav Acharya, avec la contribution de David Lawder et Caroline Stauffer; version française Jean Terzian, édité par Tangi Salaün)

1 commentaire

  • 05:10

    Et sa co... inutile de la renommer.


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