Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon lors d'un rassemblement à l'occasion dela Fête du Travail, le 1er mai 2026 à Paris ( AFP / Julie SEBADELHA )
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé vendredi, lors de la manifestation du 1er-Mai à Paris, que le groupe TotalEnergies, qui a réalisé d'importants bénéfices grâce à la guerre au Moyen-Orient, devait "passer à la caisse"
"L'année dernière, 19 milliards de bénéfices distribués aux actionnaires. L'année d'avant, 15 milliards. L'année d'avant 14 milliards. Si Total était resté nationalisé, il y aurait 30 milliards de plus dans la caisse de l'État en cinq ans, 100 milliards en dix ans. Allez, passez à la caisse, vous en avez les moyens. Total ne s'effondrera pas", a lancé Jean-Luc Mélenchon depuis le char de La France insoumise, place de la République.
"Il faut bloquer les prix du carburant", a insisté le leader de LFI, en réclamant également l'augmentation des salaires.
"Il ne faut pas confondre le travail et le travail salarié, car tout le monde travaille du matin au soir, et notamment celles qui font du travail gratuit à la maison", a également lancé le patriarche insoumis lors d'un discours offensif de 20 minutes, à la tonalité résolument sociale en ce 1er-Mai.
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon lors d'un rassemblement à l'occasion dela Fête du Travail, le 1er mai 2026 à Paris ( AFP / Julie SEBADELHA )
Jean-Luc Mélenchon est également revenu sur la volonté de Gabriel Attal d'autoriser les boulangeries et les fleuristes à ouvrir librement les 1er-Mai en faisant travailler leurs salariés qui sont volontaires.
"Ils parlent d'un +choix libre+ qui n'existe pas ! Qui a la liberté de dire non à son patron ? Le contrat de travail est un contrat de subordination", a asséné la figure de proue de la gauche radicale.
Assumant de représenter ceux qui veulent "travailler moins et gagner davantage", Jean-Luc Mélenchon s'exprimait à quelques jours - ou quelques semaines - de l'officialisation de sa quatrième candidature à la présidence de la République.
"Tournons la page et faisons autre chose", a-t-il dit en haranguant la foule et en faisant remarquer que l'élection présidentielle se tiendrait maintenant dans "moins d'un an", en avril 2027.
"Nous sommes prêts", a encore assuré celui qui s'est par ailleurs dit "content" d'être "clivant" et a enjoint ses militants à entamer la campagne.

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