La compagnie TAP Air Portugal, en cours de privatisation, a annoncé jeudi avoir dégagé en 2025 un bénéfice de 4,1 millions d'euros, en chute de plus de 92% sur un an, un repli qu'elle attribue principalement à un effet fiscal.
( AFP / PATRICIA DE MELO MOREIRA )
Sans cet effet extraordinaire, lié à une actualisation de l'impôt sur les sociétés, le "résultat net aurait été de 46 millions d'euros", a précisé la compagnie, qui s'est tout de même félicité d'afficher des comptes dans le vert "pour la quatrième année consécutive".
Au quatrième trimestre 2025, TAP a toutefois accusé une perte de 51 millions d'euros, pénalisée notamment par la hausse des coûts du carburant et des dépenses d'entretien de sa flotte d'une centaine d'avions.
Sur l'ensemble de l'année dernière, le chiffre d'affaires a progressé de 1,2% pour s'établir à 4,3 milliards d'euros, porté principalement par la vente des billets et les activités d'entretien.
Les résultats de 2025 ont été soutenus par une demande du transport aérien resté solide, a indiqué le directeur général du groupe aérien Luis Rodrigues, évoquant une "transformation réussie" vers "une viabilité à long terme et une croissance équilibrée" de la compagnie.
Renationalisé dans l'urgence en 2020 pour faire face aux conséquences de l'épidémie de Covid-19, le transporteur lusitanien avait alors bénéficié d'une injection de 3,2 milliards d'euros de fonds publics en échange d'un plan de restructuration conclu l'année dernière.
La commission européenne a depuis reconnu que la compagnie avait "obtenu des résultats permettant de rétablir sa viabilité à long terme", s'est félicité le transporteur.
A l'issue de ce processus, TAP doit désormais être partiellement privatisée et le gouvernement portugais souhaite vendre en 2026 jusqu'à 49,9% du capital de TAP, dont 5% pourront être réservés aux salariés.
Les groupes Air France-KLM et Lufthansa ont déposé jeudi dernier des offres non contraignantes mais le groupe IAG, maison mère de British Airways et Iberia, y a renoncé malgré l'intérêt manifesté précédemment.
Le gouvernement "étudie les propositions de deux des plus grands groupes européens", a déclaré mardi le ministre chargé des Infrastructures Miguel Pinto Luz, sans autre précision.
Pour 2026, TAP prévoit une "nouvelle phase de croissance" avec le lancement notamment de deux nouvelles liaisons vers le Brésil, afin de "consolider sa position" de première compagnie européenne sur ce marché, où elle dessert désormais une quinzaine de destinations.
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