(Actualisé avec détails)
par Ariba Shahid, Asif Shahzad et Parisa Hafezi
Le vice-président américain J.D. Vance a déclaré dimanche que la délégation américaine quittait le Pakistan sans être parvenue à un accord avec l'Iran au terme de 21 heures de négociations.
J.D. Vance a déclaré que l'Iran avait choisi de ne pas accepter les conditions américaines, notamment de ne pas se doter d'armes nucléaires.
"La mauvaise nouvelle, c'est que nous ne sommes pas parvenus à un accord, et je pense qu'il s'agit bien plus d'une mauvaise nouvelle pour l'Iran que pour les Etats-Unis", a dit le vice-président américain.
"Nous rentrons donc aux Etats-Unis sans être parvenus à un accord. Nous avons clairement indiqué quelles étaient nos lignes rouges."
J.D. Vance a dit qu'il s'était entretenu avec le président américain Donald Trump a plusieurs reprises durant les pourparlers.
"Nous avons besoin d'un engagement ferme de leur part à ne pas chercher à se doter de l'arme nucléaire, ni à se procurer les moyens qui leur permettraient d'y parvenir rapidement. C'est là l'objectif principal du président des Etats-Unis, et c'est ce que nous avons tenté d'obtenir à travers ces négociations", a dit J.D. Vance.
L'agence de presse semi-officielle iranienne Tasnim rapporte que les exigences "excessives" des Etats-Unis avaient entravé la mise en place d'un accord.
Les discussions directes entre Téhéran et Washington sont les premières de haut niveau depuis la révolution islamique à Téhéran en 1979 et les premiers pourparlers directs depuis 2015 et la conclusion d'un accord multilatéral sur le programme nucléaire iranien.
Leur issue est importante, notamment pour déterminer quel sera le sort du fragile cessez-le-feu en vigueur depuis deux semaines.
La question de la réouverture du détroit d'Ormuz, bloqué de facto par Téhéran depuis le début des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février dernier, est également centrale.
J.D. Vance, qui s'est exprimé lors d'une brève conférence de presse, n'a pas fait mention d'une réouverture du détroit d'Ormuz.
La délégation américaine, menée par le vice-président J.D. Vance, Jared Kushner et Steve Witkoff, a rencontré la délégation iranienne, représentée par le président du parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, pendant deux heures avant de faire une pause, a dit une source pakistanaise.
Une autre source pakistanaise ayant connaissance de la teneur des discussions à Islamabad a fait état de "ton changeant" entre les deux parties lors de la première session de négociations.
DÉTROIT D'ORMUZ
La question du détroit d'Ormuz, dont la fermeture a provoqué une flambée des prix de l'énergie, est au centre des négociations.
L'armée américaine a déclaré samedi avoir commencé à mettre en place les conditions pour déminer le détroit d'Ormuz, annonçant que deux navires de guerre, l'USS Frank Peterson et l'USS Michael Murphy avaient franchi le carrefour maritime.
Une source iranienne de haut rang a affirmé avant le début des discussions que les Etats-Unis avaient accepté de débloquer des avoirs iraniens gelés au Qatar et dans des banques d'autres pays étrangers. Des déclarations démenties par un responsable américain.
Pour parvenir à un accord, Téhéran exige des réparations de guerre ainsi que le contrôle du détroit d'Ormuz et l'instauration d'un droit de péage dans ce carrefour maritime par lequel transitent 20% des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).
(Avec les rédactions de Reuters, rédigé par Idrees Ali et Lisa Shumaker; version française Camille Raynaud)

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