Marine Le Pen à Creutzwald, dans le nord-est de la France, le 31 janvier 2026. ( AFP / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN )
Le 12 février, le gouvernement a dévoilé sa nouvelle stratégie politique énergétique, après trois ans d'intenses débats et d'innombrables reports.
Le parti dénonce "une politique décroissante" qui "fait peser un risque majeur sur les finances publiques". Le groupe des députés RN à l'Assemblée nationale a déposé ce lundi 23 février une motion de censure contre le gouvernement pour protester contre la publication par décret le 13 février de la stratégie énergétique d'ici à 2035, a annoncé une source au groupe à l'AFP.
La présidente du groupe, Marine Le Pen, avait appelé les députés hostiles à cette Programmation pluriannuelle de l'énergie (PP3) à déposer une motion de censure, annonçant que le RN le ferait sinon. Le parti proteste "sur la forme", contre "un acte illibéral contre le Parlement", et sur le fond contre "une politique décroissante qui accélère les énergies intermittentes, ment sur le nucléaire et fait peser un risque majeur sur les finances publiques". Il estime que le gouvernement aurait dû passer par la loi, en vertu du code de l'énergie, et pointe un "choix irrationnel" des énergies intermittentes dicté par la Commission européenne.
La motion de censure n'a guère de chance d'être adoptée
La motion de censure sera examinée au plus tôt mercredi, en raison d'un délai obligatoire de 48 heures entre le dépôt et l'examen. Elle n'a guère de chance d'être adoptée, alors que jusqu'ici les motions de censure du RN n'ont jamais été votées par la gauche.
Le gouvernement a dévoilé le 12 février sa nouvelle stratégie politique énergétique, après trois ans d'intenses débats et d'innombrables reports. Mettant l'accent sur la relance de la consommation d'une électricité décarbonée, notamment d'origine nucléaire, en remplacement des énergies fossiles coûteuses à importer, la feuille de route du gouvernement a aussi acté un moindre déploiement de l'éolien terrestre et du solaire. La droite sénatoriale a elle aussi protesté vivement contre le choix du gouvernement de passer par décret. Un débat sur le sujet est prévu lundi après-midi au Sénat, à la demande du président de la chambre haute, Gérard Larcher.
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