Aller au contenu principal
Fermer

Stocks de Gaz "historiquement bas" : l'UE pourra répondre à la demande hivernale, selon les gestionnaires des réseaux
information fournie par Boursorama avec Media Services 08/10/2026 à 17:07

Les livraisons de gaz naturel liquéfié vont devoir se maintenir pendant tout l'hiver pour éviter de fragiliser le système.

( AFP / INA FASSBENDER )

( AFP / INA FASSBENDER )

Les réseaux de transports de gaz européens devraient permettre de faire face à la demande hivernale malgré un remplissage des stocks "historiquement bas" qui nécessitera une surveillance étroite, a estimé l'organisation représentant le secteur jeudi 8 octobre.

"Les stockages souterrains de gaz de l'UE étaient remplis à 72% au 1er octobre" , des "niveaux historiquement bas", à l'issue d'une période de remplissage "difficile", décrit cet organisme, qui insiste sur les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient. Ces stocks varient grandement d'un pays à l'autre, entre la France qui a rempli environ 85% de ses capacités et l'Allemagne seulement 59%. L'ENTSOG encourage donc à poursuivre les remplissages et à surveiller étroitement les stocks.

Malgré cela, les "infrastructures gazières européennes demeurent suffisamment flexibles pour répondre à la demande", insiste cette organisation.

Les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) peuvent "compenser en partie un niveau de stockage plus faible et contribuer à satisfaire la demande hivernale". Le maintien de livraisons importantes de GNL tout au long de l'hiver est donc "essentiel" , souligne ce rapport. "Si la disponibilité du GNL demeure limitée, les stocks pourraient tomber nettement en dessous de 30% à la fin de l'hiver, augmentant la vulnérabilité du système en cas de vague de froid tardive", met en garde l'organisation.

Plus de difficulté en Europe centrale et de l'Est

L'ENTSOG mentionne aussi des disparités régionales "notamment pour les pays enclavés d'Europe centrale et orientale ainsi que du sud-est de l'Europe, qui pourraient rencontrer davantage de difficultés pour accéder à des volumes suffisants de GNL".

Fin septembre, la Commission européenne avait souligné qu'il n'existe "aucun risque immédiat pour la sécurité d'approvisionnement" , mais qu'il faut s'attendre à des prix potentiellement "très élevés" cet hiver à cause de la guerre au Moyen-Orient.

Depuis l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, l'Europe s'est efforcée de réduire sa dépendance historique au gaz russe acheminé par gazoducs.

Elle s'est en partie tournée vers le GNL, acheminé par navire, déchargé dans des ports, regazéifié puis injecté dans le réseau européen.

Derrière les États-Unis (environ 60%) dont l'UE est de plus en plus dépendante, la Russie reste le deuxième fournisseur de GNL, avec environ 17% des importations européennes en 2026 , en contradiction avec la politique affichée par Bruxelles. L'Union européenne prévoit en effet d'interdire toutes les importations de gaz russe d'ici à l'automne 2027 afin de priver Moscou de ressources finançant sa guerre en Ukraine.

4 commentaires

  • 17:58

    Bof réchauffement climatique + capacité électrique pléthorique comparé à 2022/23 qui nécessiterons moins de démarrage de centrale Gaz et puis moins de conso industrielle puisque légère crise économique en cours, on est pas en sortie de COVID là , bref ça "risque" de bien se passer ;)


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires