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Souscrire à une introduction en Bourse (IPO): comment faire le bon choix
information fournie par Le Particulier Fiches23/12/2021 à 09:46

Les introductions en Bourse se multiplient lorsque la Bourse est bien orientée crédit photo : GettyImages

Les introductions en Bourse se multiplient lorsque la Bourse est bien orientée crédit photo : GettyImages

Dans un environnement porteur, les introductions en Bourse se multiplient. Toutes les entreprises candidates à une cotation ne se valent pas, toutefois. Avant de souscrire, il convient de comprendre le projet présenté et les motivations de la société faisant appel aux investisseurs. Il faut également mesurer la valorisation de l’entreprise. Tout en sachant que des effets de mode peuvent influer sur la qualité des dossiers présentés. Dans certains cas, une introduction en Bourse peut constituer une piste de défiscalisation.

Sommaire:

  • Introduction en Bourse: comprendre l’opération avant d’investir
  • Comment mesurer la valorisation d’une introduction en Bourse?
  • Les thématiques à la mode influent sur les projets d’introductions en Bourse
  • L’intérêt d’une introduction en Bourse peut aussi être fiscal

Introduction en Bourse: comprendre l’opération avant d’investir

Avant de souscrire à une introduction en Bourse , il faut tenter de déterminer quelle est la motivation de l’entreprise à agir de la sorte. Sur ce point, l’équipe dirigeante doit être transparente. Si vous ne parvenez pas à comprendre pourquoi la société fait appel aux investisseurs pour se financer, il est préférable de passer votre chemin.

Lors d’une introduction en Bourse, une entreprise vient normalement lever de l’argent par une augmentation de capital. Cette somme peut alors servir à financer sa croissance. L’entreprise a par exemple le potentiel d’accélérer son développement, mais elle a besoin de capitaux pour investir dans ses capacités de production, sa R&D (Recherche & Développement), ses forces de vente, son marketing… C’est le scénario idéal. Dans le cas d’une très petite entreprise sans revenus, l’argent levé va servir à viabiliser un unique projet. Attention: sur ce dernier type d’opérations, les créateurs ont tendance à être trop optimistes, ce qui risque de conduire à de nouvelles augmentations de capital par la suite et donc à une dilution de votre part dans l’entreprise.

Un autre objectif de l’introduction peut être d’assainir le bilan, c’est-à-dire de réduire la dette. Là encore, il faut faire un distinguo: une entreprise peut être endettée parce qu’elle a financé son développement par l’emprunt, mais aussi parce qu’elle rencontre des difficultés à être suffisamment rentable pour rembourser cette dette. Bien entendu, la première situation peut se justifier pour une introduction en Bourse. La seconde beaucoup moins.

Par ailleurs, lorsqu’une entreprise s’introduit en Bourse, les actionnaires historiques peuvent choisir de vendre des titres pour “monétiser” leur participation. C’est rarement la seule motivation à une introduction en Bourse. Toutefois, il est toujours intéressant de regarder quelle part du capital les actionnaires historiques vont céder. Si celle-ci est importante, cela signifie qu’ils jugent le potentiel réduit pour la suite. Cela doit vous mettre la puce à l’oreille.

Enfin, une introduction en Bourse peut aussi offrir une exposition médiatique à la société. En outre, une cotation en Bourse facilite les opérations capitalistiques avec un autre groupe. Une entreprise cotée aura plus de facilités à racheter un concurrent… ou à faire elle-même l’objet d’un rachat.

À noter <p data-infobox-text=""> Une société peut faire le choix d’une cotation directe. Dans ce cas, il n’y a pas de levée de fonds et aucune création de nouveaux titres. Pour acheter des actions, il faut attendre la première cotation. Les titres mis à disposition sont alors cédés par des actionnaires historiques ou des salariés. </p>

Une société peut faire le choix d’une cotation directe. Dans ce cas, il n’y a pas de levée de fonds et aucune création de nouveaux titres. Pour acheter des actions, il faut attendre la première cotation. Les titres mis à disposition sont alors cédés par des actionnaires historiques ou des salariés.

Comment mesurer la valorisation d’une introduction en Bourse?

Lors d’une introduction en Bourse, la société va mettre de nombreux éléments, de son choix, en avant. Elle va, par exemple, indiquer un taux de croissance annuel, un taux de rentabilité ou encore un certain nombre d’avancées concrètes (ouverture d’unités de production, nombre de clients gagnés…). Dans tous les cas, il faut se souvenir qu’il s’agit là de prévisions pouvant être révisées par la suite. Il est donc impensable de valoriser l’entreprise sur cette base sans appliquer une décote, d’autant plus forte s’il s’agit d’une petite société au profil risqué. N’hésitez pas à consulter le site de la société dédié à l’introduction en Bourse. Vous y trouverez une quantité d’informations.

Pour avoir une idée du prix de l’entreprise, il faut multiplier le nombre de titres qui seront en circulation après l’introduction en Bourse (et l’éventuelle augmentation de capital) par le prix proposé (dans le cas d’une fourchette de prix, il est d’usage de prendre le milieu de fourchette). Vous obtenez ainsi la capitalisation de la société. Que vous pouvez ensuite rapporter au chiffre d’affaires ou aux bénéfices (s’il y en a). Grâce à ces ratios financiers , vous pouvez comparer la société à ses concurrents déjà cotés et juger d’une éventuelle survalorisation ou sous-valorisation.

Si la société n’a ni revenus ni profits, et si elle n’entrevoit pas la rentabilité avant plusieurs années, sachez que le dossier est extrêmement spéculatif et donc risqué. Souscrire à ce type d’opérations constitue un pari.

À savoir <p data-infobox-text=""> Pour les investisseurs particuliers, des catégories d’ordre de priorité différentes (A1, A2...) sont le plus souvent prévues en fonction du nombre de titres demandés. Les petites quantités sont les mieux servies. </p>

Pour les investisseurs particuliers, des catégories d’ordre de priorité différentes (A1, A2...) sont le plus souvent prévues en fonction du nombre de titres demandés. Les petites quantités sont les mieux servies.

Les thématiques à la mode influent sur les projets d’introductions en Bourse

Les introductions en Bourse ne sont pas insensibles aux effets de mode. Ainsi, lorsqu’une thématique est porteuse, certains créateurs d’entreprises en profitent pour faire une demande d’introduction en Bourse. Pendant de nombreuses années, les sociétés de biotechnologie ont inondé la cote parisienne. La filière était plébiscitée et les investisseurs intéressés à l’idée de participer à la recherche scientifique. La multiplication des dossiers d’introduction n’est toutefois pas allée de pair avec la qualité. Une majorité de ces sociétés n’a pas tenu ses promesses et affiche des cours très inférieurs au prix d’introduction. Plus récemment, ce sont les valeurs liées à la transition énergétique qui frappent à la porte de la Bourse. Mais toutes ne se valent pas. Il faut éviter de s’emballer sur ce qui relève parfois plus du marketing que de la réalité.

Le phénomène des SPAC <p data-infobox-text=""> Les SPAC (Special Purpose Acquisition Company) constituent une forme d’introduction en Bourse “innovante” et de plus en plus en vogue. Ces véhicules d’investissement permettent en effet à une société d’accéder à la Bourse sans passer par le lourd processus d’introduction classique. Dans un premier temps, le SPAC constitue une coquille vide sans activité, ni actifs. Puis ce SPAC utilise l’argent qui lui a été confié pour fusionner avec une entreprise et prendre son nom. Souscrire à un SPAC revient quelque peu à signer un chèque en blanc à ses créateurs. </p>

Les SPAC (Special Purpose Acquisition Company) constituent une forme d’introduction en Bourse “innovante” et de plus en plus en vogue. Ces véhicules d’investissement permettent en effet à une société d’accéder à la Bourse sans passer par le lourd processus d’introduction classique. Dans un premier temps, le SPAC constitue une coquille vide sans activité, ni actifs. Puis ce SPAC utilise l’argent qui lui a été confié pour fusionner avec une entreprise et prendre son nom. Souscrire à un SPAC revient quelque peu à signer un chèque en blanc à ses créateurs.

L’intérêt d’une introduction en Bourse peut aussi être fiscal

En souscrivant à une introduction en Bourse, vous pouvez “défiscaliser”. Tout d’abord, la plupart des sociétés introduites sur le marché français sont éligibles au Plan d’Epargne en Actions (PEA) comme au PEA-PME. Vous profitez donc du cadre fiscal avantageux de ces enveloppes.

Ensuite, le titre peut être éligible au dispositif IR-PME (à vérifier dans le document fourni par la société). Dans ce cas, le taux de réduction d’impôt représente 25% du montant investi. Le montant de la réduction est plafonné à 12.500 euros pour un célibataire et 25.000 euros pour un couple. Les titres souscrits doivent par ailleurs être conservés pendant cinq ans.

Le non-coté, une piste d’investissement <p data-infobox-text=""> Parallèlement aux introductions en Bourse, il est possible d’investir dans le non-coté pour diversifier son patrimoine et accompagner des entreprises en fort développement. Toutefois, la liquidité n’étant pas la même que pour un placement boursier (coté chaque jour), ce type de placement s’envisage seulement dans une optique de long terme. Il est possible d’investir dans le non-coté par le biais de fonds offrant un avantage fiscal au moment de la souscription tels que les FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) ou les FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation). Le crowdfunding constitue aussi un moyen d’accéder au non-coté. Enfin, ce dernier est de plus en plus proposé au sein des contrats d’assurance-vie. </p>

Parallèlement aux introductions en Bourse, il est possible d’investir dans le non-coté pour diversifier son patrimoine et accompagner des entreprises en fort développement. Toutefois, la liquidité n’étant pas la même que pour un placement boursier (coté chaque jour), ce type de placement s’envisage seulement dans une optique de long terme. Il est possible d’investir dans le non-coté par le biais de fonds offrant un avantage fiscal au moment de la souscription tels que les FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) ou les FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation). Le crowdfunding constitue aussi un moyen d’accéder au non-coté. Enfin, ce dernier est de plus en plus proposé au sein des contrats d’assurance-vie.

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