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Sarkozy de retour devant la justice dans le dossier libyen
information fournie par Reuters 16/03/2026 à 07:02

Les mémoires de l'ancien président français Sarkozy "Journal d'un prisonnier" à Paris

Les mémoires de l'ancien président français Sarkozy "Journal d'un prisonnier" à Paris

par Juliette Jabkhiro

L'ex-président Nicolas ‌Sarkozy comparaît lundi en appel pour contester sa condamnation pour association de ​malfaiteurs liée à des tentatives d'obtenir des fonds libyens pour sa campagne, peine de cinq ans prononcée l'an dernier.

Cette condamnation a fait de Nicolas Sarkozy ​le premier président d'après-guerre emprisonné, disgrâce saisissante pour celui qui a dirigé le pays de 2007 ​à 2012.

Incarcéré en octobre à la ⁠prison de la Santé, il a été libéré trois semaines plus ‌tard, sous contrôle judiciaire, interdit de quitter la France.

Cette issue a sanctionné des années de procédure et d'instruction sur les ​accusations selon lesquelles sa ‌campagne victorieuse de 2007 a reçu des millions d'espèces ⁠de la Libye sous le régime du défunt dictateur Mouammar Kadhafi.

Nicolas Sarkozy, qui a toujours nié, était accusé d'avoir conclu en 2005, alors qu'il était ⁠ministre de l'Intérieur, ‌un accord avec Mouammar Kadhafi pour obtenir un financement de ⁠campagne en échange d'un appui au gouvernement libyen alors isolé sur la ‌scène internationale.

Les juges ont relevé qu'aucune preuve n'établissait un tel ⁠accord avec Mouammar Kadhafi ni que des fonds envoyés ⁠de Libye avaient atteint ‌la caisse de campagne de Nicolas Sarkozy, même si le calendrier était "compatible" ​et les circuits empruntés "très opaques".

Mais ils ‌ont retenu l'association de malfaiteurs entre 2005 et 2007 pour avoir laissé des proches entrer en ​contact avec des interlocuteurs libyens afin de tenter d'obtenir un financement de campagne.

"La lutte contre la corruption ne relève pas seulement de ⁠l'intégrité: elle est un préalable à la protection de l'État de droit et au maintien d'une démocratie effective", ont soutenu Sherpa, Anticor et Transparency International France dans un communiqué vendredi.

L'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Christophe Ingrain, a dit n'avoir aucun commentaire avant l'ouverture de l'audience d'appel.

(Version française Nicolas Delame, ​édité par Sophie Louet)

1 commentaire

  • 08:35

    Comme un non évènement...


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