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Salaires : les augmentations marquent le pas, mais restent suéprieures à l'inflation
information fournie par Boursorama avec Media Services 29/08/2025 à 10:14

Les augmentations de salaires reviennent "à la normale", à des niveaux comparables à ceux d'avant 2020.

( AFP / MYCHELE DANIAU )

( AFP / MYCHELE DANIAU )

Les salaires ont moins augmenté en 2025 qu'en 2024, mais toujours plus que l'inflation, selon une étude annuelle publiée vendredi 29 août par le cabinet Deloitte.

Les salaires des ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise (OETAM) progressent de 2,5% cette année, contre 3,5% en 2024 , tandis que ceux des cadres augmentent de 2,3%, après 3,4%, selon l'analyse d'un million de données de paie issues de 300 entreprises de toutes tailles, secteurs et localisations géographiques.

"Après deux années assez inédites en termes de pourcentages d'augmentations qui était liées à une forte inflation, cette année on parle plutôt d'un retour à la normale ", a commenté pour l' AFP Sophie Lazaro, associée capital humain chez Deloitte. "C'est-à-dire qu'on arrive à des niveaux d'évolution salariale qui sont plus proches de ce qui était pratiqué avant 2020", a-t-elle expliqué.

Même tendance pour 2026

Si les hommes continuent à gagner plus que les femmes , l'écart moyen à niveau de responsabilité et temps de travail équivalent, tous métiers et secteurs d'activité confondus, s'est sensiblement réduit en 2025, chutant à 2,3% contre 3,8% en 2024. La réduction de l'écart intervient "dans un contexte de renforcement des obligations réglementaires européennes liées à l'égalité salariale", dont la directive sur la transparence des rémunérations qui doit entrer en vigueur l'an prochain, précise l'étude. Cette année, cet écart n'est plus que de 1,4% en faveur des hommes chez les OETAM, mais encore de 3% chez les cadres et même de 10,2% chez les cadres supérieurs.

Par ailleurs, l'écart moyen de salaire entre l'Île-de-France et les autres régions se creuse, passant de 4% à 5,6% en faveur de la région capitale.

Enfin, les prévisions d'augmentation pour 2026 sont également en recul par rapport aux prévisions faites il y a un an, passant de 3% à 2% pour l'ensemble des catégories socioprofessionnelles, avec seulement 40% des employeurs qui se sont prononcés alors que ces prévisions se font en général à l'été, relève Sophie Lazaro.

Cela s'explique par "l'instabilité et l'incertitude à la fois socio-économique, politique au niveau de la France , mais aussi de politique commerciale au niveau international", a-t-elle ajouté.

2 commentaires

  • 11:19

    A oui tout pour les managers et cadres qui iront expliquer que c'est la crise au autres et qu'ils auront rien.

    Les supermarchés, les restaurateurs et l'ensemble des commerçant constate une baisse de la consommation.
    C'est souvent synonyme que les salaires ne suivent pas.


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