Le quartier chinois de Londres
L'économie britannique a connu une stagnation inattendue en janvier et une croissance faible au cours des mois précédents, montrent les données officielles publiées vendredi.
Ces chiffres indiquent également que le produit intérieur brut (PIB) britannique reste pratiquement stable depuis juin, terminant le mois de janvier au même niveau qu'il y a six mois.
Le PIB a progressé de 0,2% au cours des trois mois précédant janvier, soit moins que prévu, les économistes interrogés par Reuters s'attendant une croissance de 0,3% par rapport aux trois mois précédents.
La stagnation de l'économie au mois de janvier, après une croissance de 0,1% en décembre, déjoue également les prévisions des analystes, qui tablaient sur une croissance de 0,2%.
La livre sterling recule de 0,37% face au dollar après la publication de ces chiffres qui, par ailleurs, ne montrent aucune croissance dans le secteur des services en janvier, contrairement à la légère augmentation enregistrée dans les secteurs manufacturier et de la construction.
La Banque d'Angleterre (BoE) a déclaré le mois dernier s'attendre à une croissance de 0,3% au premier trimestre et de 0,9% sur l'ensemble de l'année 2026.
Cette estimation pourrait toutefois varier, car elle a été réalisée avant le début du conflit en Iran, qui a provoqué une flambée des cours du pétrole.
En début de semaine, la ministre britannique des Finances Rachel Reeves a déclaré qu'il était trop tôt pour dire comment la hausse des prix de l'énergie allait affecter l'économie.
Les investisseurs considèrent que le Royaume-Uni est plus exposé que les autres économies d'Europe occidentale en raison de la faiblesse de ses finances publiques, de sa dépendance au gaz naturel pour la production d'électricité et de son taux d'inflation élevé.
Compte tenu des craintes inflationnistes, les marchés financiers ne croient plus que la BoE, qui se réunira jeudi prochain, réduira ses taux d'intérêt cette année.
Le marché anticipe désormais une hausse des taux d'intérêt d'environ 86% d'ici la fin de l'année en raison du risque croissant d'inflation.
(Andy Bruce et Suban Abdulla; version française Diana Mandia, édité par Augustin Turpin)

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