Les dirigeants de l'UE discutent de la crise iranienne et du Moyen-Orient avec leurs partenaires régionaux à Chypre
L'Italie condamne la saisie par Israël de navires humanitaires à destination de Gaza et exige la libération immédiate de tous les Italiens "illégalement détenus", ont déclaré jeudi les services de la présidente du Conseil Giorgia Meloni.
Israël a intercepté mercredi ces navires dans les eaux internationales près de la Grèce. Ils font partie d'une deuxième flottille Global Sumud qui tente, depuis quelques mois, de briser le blocus israélien en acheminant de l'aide humanitaire aux Palestiniens de Gaza.
"Le gouvernement réaffirme son engagement à continuer de fournir une aide humanitaire à Gaza dans le cadre de notre coopération et conformément au droit international", ont ajouté les services de Giorgia Meloni dans un communiqué.
Le gouvernement de droite dure dirigée par cette dernière s'est jusqu'il y a peu montré l'un des plus proches alliés d'Israël en Europe, mais récemment, il a critiqué les frappes israéliennes sur le Liban.
La Turquie a également dénoncé cette interception comme une violation flagrante du droit international, ajoutant qu'elle prendrait des mesures pour soutenir la flottille.
Quinze Français font partie des personnes interpellées, a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Pascal Confavreux jeudi lors de son point de presse hebdomadaire, assurant que la première priorité de Paris était la sécurité de ses ressortissants et invitant toutes les parties à respecter le droit international et le droit de la mer.
Jeudi, le ministère israélien des Affaires étrangères a qualifié les organisateurs de la flottille de "provocateurs professionnels" et a déclaré que ses forces avaient agi dans le respect de la loi.
"En raison du grand nombre de navires participant à la flottille, du risque d'escalade et de la nécessité d'empêcher la violation d'un blocus légal, une intervention précoce s'imposait conformément au droit international", a poursuivi le ministère.
Le porte-parole du gouvernement grec, Pavlos Marinakis, a déclaré que les équipages de 17 navires étaient en sécurité à bord de navires de guerre israéliens, ajoutant qu'Athènes n'avait pas été informée de l'interception israélienne, qui a eu lieu en dehors de la juridiction grecque.
Un suivi en direct de la flottille, partie le 12 avril de Barcelona, montrait que certains bateaux naviguaient près de la côte sud-ouest de la Crète.
En octobre dernier, l'armée israélienne avait stoppé une précédente flottille réunie par la même organisation, arrêtant alors la militante suédoise Greta Thunberg et plus de 450 participants.
Israël, qui contrôle tous les accès à la bande de Gaza, nie priver ses deux millions d'habitants de ravitaillement.
Pourtant, les Palestiniens et les organismes d'aide internationaux affirment que les approvisionnements qui parviennent sur le territoire restent insuffisants, malgré un cessez-le-feu conclu en octobre, qui prévoyait des garanties d'augmentation de l'aide.
(Angelo Amante, version française Benoit Van Overstraeten, édité par Jean-Stéphane Brosse)

1 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer